Volvo XC60 : s’il ne restait qu’un SUV

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Sous cette pluie de SUV, j’ai sorti mon parapluie. Comme vous le savez, je ne les apprécie pas tous. Mais lorsqu’il s’agit de SUV haut de gamme, j’ai tendance à le refermer et à me jeter sereinement à l’eau. Avec son XC60, Volvo compte bien éclabousser les nombreux protagonistes de la catégorie comme l’Audi Q5, la BMW X3 ou le Mercedes GLC. Et comme le XC90 se vend mieux en France que l’Audi Q7, il y a de fortes chances que le XC60 qui est en réalité en XC90 plus petit, plus léger (de 120kg) et avec le même niveau d’équipement, cartonne aussi.

Essai Volvo XC60

Difficile de résister aux SUV premium de Volvo. Je me rappelle de l’effet bluffant du XC90. Depuis son rachat chinois en 2009, Volvo a fait un bond gigantesque avec ce modèle au luxe épuré et aux équipements à la pointe de la technologie. En découvrant le Volvo XC60, je tombe nez à nez avec les mêmes codes stylistiques que son grand frère XC90 lancé en 2015. Ses proportions sont plus raisonnables : 4,69 m de long, une largeur de 1,90 m et une hauteur de 1,65 m. Un SUV de taille moyenne parfait pour les familles avec deux enfants.

–> Relire mon essai Volvo XC90 

Dans l’habitacle du XC60, je passe la main sur les matériaux : ces derniers sont d’excellentes factures, à l’image du XC90. La planche de bord est juste légèrement différente car plus massive. Luxe discret, ambiance zen et un peu techno : la quintessence du design scandinave moderne. La présentation est originale avec le grand écran qui rassemble l’ensemble des commandes. Je n’ai même pas perdu mon chemin grâce au Sensus Navigation qui peut se mettre en format portrait pour suivre facilement l’itinéraire.

XC60

Au volant du XC60. Je n’ai même pas perdu mon chemin grâce au Sensus Navigation .

Niveau confort, c’est royal. J’ai l’impression de ne pas avoir quitté mon salon. A croire que Volvo rime désormais avec thalasso. Pour une fois, j’ai cédé la place conducteur pour occuper le siège passager où j’ai mis en route les rouleaux massant à vitesse élevé. Certes, toutes les autos premium en sont aujourd’hui équipées. Mais ça reste un plaisir assez intense pour le souligner, surtout lorsque c’est réellement efficace.

Michel Hotlz

A croire que Volvo rime désormais avec thalasso. Photo Michel Holtz

A l’arrière, l’espace est très correct. Le coffre est plus banal avec 505 L. J’ai pu me consoler avec sa modularité pratique et surtout l’agrément au volant de cette génération décidément infiniment plus moderne à tous les niveaux. Voiture plus tonique, moins de mouvement de caisse, accélération parfaite. Comme c’est la même plateforme que le XC90, on retrouve les mêmes motorisations. Des 4 cylindres en essence et le D4, un 2L de 190ch qui devrait représenter la majeure partie des ventes en France. Pour ma part, j’ai testé le D5 AWD Auto de 235 ch. Si j’avais pu, je l’aurais piqué au parc Volvo pour partir avec mes gosses tellement on n’a pas l’impression de conduire un SUV.

Michel Holtz

Le D4, un 2L de 190ch qui devrait représenter la majeure partie des ventes en France.

La sécurité pour se démarquer

Il paraît que les suédoises sont belles (plus personne n’en doute) et qu’elles se conduisent presque seules (c’est vrai aussi). J’ai retiré les mains du volant et ma XC60 semblait partante pour tailler la zone sans moi grâce à son pilotage semi-autonome de série sur la finition Luxe.  Mais il faut respecter les règles du jeu pour que l’expérience fonctionne :  apposer les mains sur le volant histoire de reprendre le contrôle à tout moment. Carton plein niveau sécurité embarquée pour ma Volvo XC60 histoire de se démarquer de l’Audi Q5 ou du Mercedes GLC. Première fois par exemple que la surveillance d’angle mort et la correction de trajectoire sont combinés. Mais en matière de technologie, tout va à vitesse grand V. Volvo commence justement par la bonne lettre…

Tarif : à partir de 48 200 euros

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