Quand Brigitte Bardot alias BB roulait en voiture… et chantait la moto
Brigitte Bardot n’a jamais marché au pas. Elle a filé, dérapé, accéléré, parfois sans casque, souvent sans frein. Si elle est devenue l’icône absolue de la liberté féminine, ce n’est pas un hasard : BB aimait les moteurs, petits ou gros, français ou américains, tant qu’ils pouvaient l’emmener loin — surtout loin des conventions.
Installe-toi côté passager : on part pour une virée entre voitures mythiques, motos rugissantes et esprit rebelle.
Brigitte Bardot et les voitures : une histoire de style et d’instinct
Brigitte Bardot n’a jamais été une collectionneuse obsessionnelle de cylindrées. Elle aimait les voitures comme elle aimait la vie : pour ce qu’elles promettaient — le mouvement, l’évasion, l’air dans les cheveux.

La Renault Floride, la voiture devenue légende
En 1959, Renault offre à Bardot une Renault Floride cabriolet blanche. Une voiture chic, légère, sans arrogance — exactement l’inverse d’une limousine hollywoodienne.
La Floride devient célèbre grâce à une phrase involontairement mythique. Un réalisateur lui annonce qu’il passera la chercher « en voiture de poule » (argot de l’époque pour une Floride).
Réponse de BB, sincère et ravie :
« Ah bon ? Je ne savais pas que j’avais une voiture de poule ! »
Voilà. Une star mondiale qui transforme une expression douteuse en anecdote culte.
BB ne conduisait pas une voiture : elle la rendait sympathique.
De la 4L à la Mini Moke : la simplicité avant le prestige
Contrairement aux fantasmes, Bardot a longtemps roulé dans des voitures simples et pratiques :
- Renault 4L, même très tard dans sa vie, pour aller nourrir ses animaux à Saint-Tropez
- Mini Moke, parfaite pour la plage, le soleil et l’insolence

Ces voitures, aujourd’hui vendues aux enchères comme des reliques, racontent autre chose qu’un goût du luxe :
BB préférait l’usage à l’apparat.

Rolls-Royce, Ferrari BB : quand le mythe s’invite
Oui, Bardot a aussi possédé une Rolls-Royce Silver Cloud Cabriolet, vendue plus tard pour près de 300 000 €.
Oui, Ferrari a baptisé l’un de ses modèles mythiques “BB” (Berlinetta Boxer), clin d’œil assumé à Brigitte Bardot.

Mais soyons honnêtes :
ce sont les voitures qui gagnaient en prestige, pas l’inverse.
Harley-Davidson : Brigitte Bardot, la moto et la chanson culte
Et puis il y a la moto.
Pas n’importe laquelle. La Harley-Davidson.
En 1967, Brigitte Bardot sort la chanson « Harley Davidson », écrite par Serge Gainsbourg.
Un morceau devenu hymne, où elle murmure plus qu’elle ne chante :
« Je n’ai besoin de personne en Harley Davidson »

Tout est là.
La moto n’est pas un objet.
C’est une déclaration d’indépendance.



Dans le clip et les images d’époque, BB incarne une féminité nouvelle :
sensuelle sans être soumise
libre sans être caricaturale
dangereusement autonome
La Harley devient son alter ego mécanique.
Bruyante. Indomptable. Impossible à ignorer.
Brigitte Bardot, voitures et cinéma
Au cinéma, les voitures accompagnent BB comme des partenaires silencieux :
- Renault 4CV
- Simca Aronde
- Alfa Romeo 2600 Spider rouge dans Le Mépris
Elles ne volent jamais la vedette.
Elles soulignent le mouvement, le départ, la fuite — thèmes bardotiens par excellence.
BB n’aimait pas conduire. Elle aimait partir.
Brigitte Bardot n’était pas une pilote.
Elle était une fugueuse élégante.

Voitures, motos, chansons, films : tout converge vers la même idée.
Ne jamais rester immobile trop longtemps.
Aujourd’hui encore, quand une vieille Floride démarre, quand une Harley gronde, il y a un peu de BB dans le bruit du moteur.
Parce que certaines femmes ne prennent pas la route.
Elles la créent.



