La fin des voitures thermiques en 2040 : pas vraiment la fin du monde

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Voilà que tout le monde se déchaîne sur Monsieur Hulot. Depuis que le ministre de la transition énergétique a annoncé son plan climat il y a quelques jours, c’est la curée. Certains médias sont vent debout, comme l’Humanité qui fustige les incohérences et les carences de ses déclarations, jusqu’à Challenges, qui sort l’arme lourde en parlant de « délire » ministériel. Et encore, dans les médias traditionnels, on sait se tenir. Mais les réseaux sociaux sont d’un autre tonneau. On y assiste à un déferlement de haine.

Mais quel crime a commis Nicolas Hulot au juste ? Le bougre a transgressé l’absolu tabou, a commis le crime de lèse-vilebrequin ultime : il a annoncé la fin de la vente de voitures thermiques en 2040. Et tous les bagnolards de hurler à la fin des libertés individuelles, et à la mort de leur chère pétrolette.

Sauf que, curieusement, les premiers concernés ne s’en sont pas allés hurler, bien au contraire. Si les marques étrangères ne se sont pas manifesté, les trois constructeurs français, représentés par leur porte-parole François Roudier se sont exprimés. En bien. Sur RTL, il a tout simplement  estimé que cette annonce « allait dans le bon sens. Et que les constructeurs sont déjà dans cette voie là, celle de l’électrisation et des nouvelles énergies ». Mais ce qu’il n’a pas dit, c’est que chez Peugeot, Citroën et Renault, on est pleinement satisfait du délai de 23 ans accordé par le ministre. Et les marques françaises sont plutôt mieux loties que leurs concurrentes allemandes, à qui le gouvernement n’a accordé que 18 ans pour sortir du thermique. En Norvège, c’est pire encore, puisque l’on souhaite y interdire les voitures à pétrole dès 2025.

C’est donc une bonne nouvelle pour tous, puisque ces 23 ans seront suffisantes pour opérer la grande bascule à venir. Car chacun sait, hormis quelques rétrogrades indécrottables, que dans quelques décennies s’en sera fini du moteur à explosion. A quoi tourneront les autos de demain ? A l’électricité, à l’hydrogène ou à la poudre de licorne ? On a quelques pistes, même si on n’est sûr de rien. En tous cas, elles ne carbureront plus au sans plomb ou au gazole. Mais elles continueront à nous trimbaler, à des vitesses insensées, sous des tôles belles ou moches comme aujourd’hui. Et seuls quelques rageux figés au fond du 20e siècle n’en sont pas convaincus.

1 Comment
  • Juliette
    juillet 19, 2017

    Bonjour Charlotte. J’ai tout récemment appris cette nouvelle. Je fais partie de ceux qui pensent que c’est une bonne chose pour l’écologie. Il n’y aura que des avantages, selon moi !

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