Un récent sondage de Mobivia Groupe révèle que la voiture électrique est, pour 93% des sondés, innovante, pour 92%, respectueuse de l’environnement, mais aussi, pour 81%, économique et agréable à conduire. Néanmoins, souligne le communiqué de l’Avere et de Mobivia, « de nombreux freins perdurent, qui nuisent à la concrétisation en acte d’achat et proviennent d’un sentiment d’information encore très insuffisant ». Le premier obstacle qui continue d’être évoqué par les Français est l’autonomie restreinte des autos électriques. Du coup, je me suis demandée si l’électrique ne serait pas plutôt l’avenir des scooters et des motos. Comme vous le savez sans doute, Harley Davidson a révélé sa première moto électrique. Un plein d’électricité permet de parcourir 160 km. Cela m’a mis la puce à l’oreille. Si Harley se lance dans l’aventure du 100% électrique, ce n’est sans doute pas par hasard.

Quelque chose me dit que les 2 roues trouveront plus facilement la prise que les voitures électriques. Car, tout bien réfléchi, je trouve que rouler en électrique en scooter ou en moto ne présente que des avantages :

1/ Grâce aux franches accélérations de l’électrique, conduire un 2 roues donne de belles sensations. Je me souviens de mon essai du scooter électrique de Norauto (leader aujourd’hui sur le marché français) où je filais rapidement, en toute sécurité et en silence dans les rues de Paris.

2/ Le souci d’autonomie se fait moins sentir car on fait rarement plus de 100 bornes en bécane (trajets quotidiens domicile-boulot).

« Il y a des étapes qui changent le cours de l'histoire, des moments cruciaux qui déterminent l'avenir. Celui-ci en est un. Tout comme l'Amérique a su le faire, Harley-Davidson s'est réinventé de nombreuses fois durant ses 111 ans d'existence.. Voici le nouveau chapitre de notre voyage. Que vous soyez ou non un motard, nous vous invitons à venir partager cette expérience et être là pour cette évolution historique. »
« Il y a des étapes qui changent le cours de l’histoire, des moments cruciaux qui déterminent l’avenir. Celui-ci en est un. Tout comme l’Amérique a su le faire, Harley-Davidson s’est réinventé de nombreuses fois durant ses 111 ans d’existence.. Voici le nouveau chapitre de notre voyage. Que vous soyez ou non un motard, nous vous invitons à venir partager cette expérience et être là pour cette évolution historique. »

Les deux roues motorisés : 15km en ville

Pour soutenir mes intuitions, j’ai interviewé une spécialiste de la chose : l’incontournable Charlotte de Silguy. Pour cette dernière, « les scooters et motos électriques sont vraiment un moyen de mobilité pratique et écologique« .

S’il y en a encore trop peu, c’est, selon Charlotte de Silguy, à cause de 3 raisons principales :

1/ Leur prix sans doute, hélas, mais il devrait bientôt baisser

2/ La peur que le silence soit un danger alors qu’on sait que le taux d’accident est déjà élevé, et je peux comprendre que les motards ou scooteristes aient envie d’être entendus

3/ La croyance que c’est un engin pas très puissant

Pour ce qui relève d’un problème d’autonomie trop faible, Charlotte de Silguy n’y croit absolument pas. « Il y a un grand nombre de deux roues motorisées dans nos villes qui ne font jamais plus de 15 km par jour ! La ville leur est tellement adaptée ».

Scooters et motos électriques : naturellement adaptés à la ville

« Les deux roues motorisées dans nos cités font du bruit et créent du stress, poursuit Charlotte de Silguy. Quant à la campagne… Je comprends le sentiment de liberté de chevaucher sa moto en de vertes contrées. Mais je suis sidérée qu’on puisse apprécier l’horrible bruit de pétarade qui gâche tout. Quand on essaie un deux roues électrique, on a l’impression d’être dans un rêve ! On glisse plutôt qu’on ne roule, dans une atmosphère de puissance sereine !« .

Cet été, Charlotte a organisé des essais de véhicules électriques, et ceux qui ont essayé les motos, d’abord très dubitatifs sur leur intérêt, ont été littéralement scotchés par l’attrait de ces engins : puissance silencieuse créant une sensation fabuleusement nouvelle. « Certains ont couru en acheter« , commente la spécialiste de la mobilité électrique.

Au-delà du plaisir qu’éprouvent les adeptes des deux-roues, l’une des raisons principales de leur utilisation en ville est naturellement liée aux embouteillages. Les scooters ou motos électriques se faufilent plus facilement, sans nuisance sonore et sans émettre de CO2. Pour les brancher, pas de problème. « Aujourd’hui, les nombreuses bornes Autolib’ sont également accessibles aux deux-roues, poursuit Charlotte. Mais n’oublions pas que 90% des charges se font sur des lieux privés (domiciles, bureaux, centres commerciaux).  C’est donc dans ces zones qu’il convient de faciliter l’accès à une prise« . Comme le montre une étude IPSOS réalisée pour l’Avere-France et Mobivia, 25% des français ont un accès immédiat à un système de charge. Ce taux monte à 50% en zone rurale. Les 15 millions de maisons individuelles en France sont autant d’accès faciles à une charge plutôt que de faire un détour à une station service pour faire un plein d’essence. En voiture ou à scooter, ce n’est pas parce qu’on habite à la campagne qu’on fait systématiquement plus de 80 km par jour ».

Conclusion : les motos et scooters électriques ont toute leur place dans la grande famille des véhicules électriques.

Qui sont les adeptes de ce type de motorisation ? Des personnes concernées par la préservation de l’environnement et la qualité de vie, des passionnés des innovations technologiques. « Aujourd’hui, beaucoup de gens sont sceptiques devant ces modes de transports, voiture ou deux roues, ajoute Charlotte de Silguy. Ils les voient comme un effet de mode, un gadget pas très puissant, pas très… sexy ». Dommage car les avantages d’un scootériste se tournant vers l’électriques sont nombreux.  » Si on raisonne économiquement, le surcoût moyen actuel d’un scooter électrique est d’environ 1 000 €. Mais ce montant est amorti en 4 ans sur la base de 20 kilomètres par jour, compte tenu du moindre coût du plein électrique par rapport à l’essence. Et cela sans compter les frais de maintenance, réduits pour l’électrique. Dans certaines villes de France, cela est amorti encore plus vite grâce à une aide locale à l’achat pour les deux roues électriques (subvention qui atteint en général 400 €). C’est le cas à Paris, Nice, Chambéry ou encore Aix les Bains ».

Je n’ai donc qu’une chose à vous dire (en choeur avec Charlotte de Silguy). Essayez ! Car pour le  scooter, la moto ou la voiture électrique, c’est la même chose : quand on essaie, on est conquis, et on adopte.

 

 

 

 

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