Essai Volkswagen e-Golf (photos)

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Quand une auto classique passe à l’électrique, c’est un signe. Mais lorsqu’il s’agit de la plus emblématique des voitures européennes, c’est tout un symbole. Car la Volkswagen Golf, leader absolu du vieux continent, avec 30 millions d’autos vendues depuis 1974, vient de basculer du côté du silence avec la Volkswagen e-Golf.

VW e golf

Après la e-Up! commercialisée depuis quelques semaines, Volkswagen ajoute une compacte, la e-Golf, destinée à concurrencer la Nissan Leaf. D’après Heinz-Jakob Neusser, Membre du Directoire de la marque Volkswagen en charge de la recherche et du développement, il n’aurait pas été envisageable « pour nous, groupe mondial, de répondre à ces diverses demandes avec un seul modèle, de format comparable à une Renault Zoé« .

e-Golf

Avec la e-Golf, Volkswagen compte bien concurrencer la Nissan Leaf.

Evidemment, la Golf 7 n’en abandonne pas ses blocs essence et diesel, mais pour la première fois de son histoire, elle est désormais disponible en version électrique. Une reconversion qu’elle opère sans bruit. Et pas seulement en raison de son silence de fonctionnement. Car rien ne distingue une Golf à Volt de ses sœurs bruyantes. Il y a bien ce petit logo discret qui signale qu’on est à bord d’une auto écolo. Il y a aussi, pour les perspicaces de la chose roulante, cette absence de pot d’échappement. Ou ces ajouts aérodynamiques et invisibles.

La VW e-Golf reste cette auto discrète et anti-frime, destinée à celles et à ceux qui ne surinvestissent pas dans le statut social qu’une auto donne à celui qui la conduit. Mais qui aiment néanmoins faire savoir à leurs voisins qu’ils ont quelques moyens et qu’une VW coûte cher, en moyenne 30 000 euros, tout de même. Cette alchimie qui réussit au groupe allemand depuis 40 ans, va-t-elle une fois de plus s’imposer avec cette nouvelle version ? A la direction du groupe on ne s’emballe pas. « L’auto électrique, aujourd’hui, c’est 0,3% de parts de marché et on n’est pas tout seuls », avance prudemment Arnaud Barral, directeur de la marque en France. Et c’est plutôt l’adage de Coubertin qui pousse le groupe allemand à brancher son best-seller. L’important c’est de participer. Et d’être bien implanté le jour ou l’électrique va décoller.

VW e-Golf : 0 à 60 km/h en 10,4 s seulement

Un décollage, c’est d’ailleurs, toutes proportions gardées, ce que risque de vivre un conducteur habitué à de bons vieux moteur thermiques qui prends le volant de cette Volkswagen e-Golf. Car à son bord, une accélération n’est pas cette simple pichenette qu’offrent toutes les autos lambdas gavées de mazout ou de sans plomb. Le miracle de l’électricité, c’est à ce moment précis qu’il opère : au premier coup de pédale. L’auto colle ses occupants aux sièges fermes qu’on affectionne tant outre-Rhin. Car la réponse du moteur est immédiate. Du rien au tout. Et de 0 à 60 km/h en 10,4 s seulement, alors que la puissance de l’engin n’est que de 115 petits chevaux. Ce charme des franches accélérations se double d’une autre qualité qui commence à se répandre sur les autos électriques : la récupération d’énergie. En décélérant, le conducteur de cette Golf pourra non seulement recharger ses batteries, du moins celles de son auto, mais, cet effet a une forte tendance à ralentir l’auto. Ainsi, dans une circulation courante, on ne freine pratiquement plus. Il suffit de lever le pied, et la Golf ralentit. Ce régénérateur se règle par le biais de la boite de vitesse automatique et offre quatre niveaux de frein moteur gradués. Une technique tellement efficace que les feux stop s’allument à l’arrière lorsqu’on décélère. C’est une autre manière de conduire, à laquelle on s’accommode tellement rapidement que l’on fini par trouver la pédale de frein classique d’un ringard achevé.

e-Golf

VW e-Golf : une autonomie de 130 km seulement

Évidemment, toutes ces qualités ont quelques défauts. Et comme tous ses congénères, la Volkswagen e-Golf souffre de son manque d’autonomie. Si les normes d’homologation annoncent un score de 190 km, mieux vaut miser sur 130 km, au risque d’avoir à mendier une prise de courant. Une prise standard suffira, à condition d’avoir le temps. Il faut compter 13h pour une recharge totale. Pour diviser ce temps par deux, il faudra s’équiper d’un boîtier spécial ou en passer par des bornes en libre service toujours aussi rares. Autant d’obstacles qui risquent de freiner la carrière de cette première Golf électrique, vendue 30 500 euros (bonus déduit). C’est à peine plus cher que le prix moyen des autres modèles du best seller européen, lorsqu’ils roulent à l’essence ou au gazole. Sauf que ses derniers lui font l’affront de rouler pendant 800 km sans en passer par une pompe.

Fiche technique

Volkswagen e-Golf

Moteur : 85kW/115 ch

Batterie : lithium ion

Autonomie : 190 km

Poids : 1585 kg

Prix : 36 800 euros (- bonus de 6300 euros)

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