Feel en verlan. Feuille en anglais. Life en extrapolant. Dans le cadre de l’opération #MadameLeaf pour Madame Figaro, j’ai testé – évidemment – la Nissan Leaf. Vous savez la japonaise 100% électrique la plus vendue au monde. Si ma toute dernière version « 30 kWh »,  à l’essai pour ce testing 100% féminin, n’a pas connu un Leaf…ting révolutionnaire, cette familiale a bien d’autres mérites.

Anne-Charlotte Laugier

Autonomie : recordwoman après la Tesla S

C’est vrai. Physiquement, la nouvelle Nissan Leaf reste la même : amusante, surprenante voire délirante avec son design atypique. Dans la rue, MadameToutLeMonde la regarde car elle reste encore assez confidentielle en France (5000 Leaf écoulées depuis 2011) en dépit de son carton mondial. Mais ce qui change, ce sont ses batteries : elles ont le mérite d’augmenter l’autonomie de 26% par rapport à l’ancienne Nissan Leaf. Soit 250 km d’autonomie au lieu de 200. Attention, dans le monde réel avec de vrais arbres et de vraies routes, la véritable autonomie est plutôt de 200 km (et donc de 150 pour l’ancienne version).

Leaf 30 kWh

L’autonomie est une notion fondamentale lorsque l’on passe derrière le volant d’une auto électrique. C’est la première chose que j’ai regardé avant de prendre le départ pour Auxerre, situé à 180 km de Versailles, mon point de départ. Deuxième réflexe : emmener à bord le câble pour recharger les batteries et regarder la carte des bornes de recharge : charge map. Zut : si beaucoup de bornes existent en région parisienne, en direction d’Auxerre c’est un peu le désert. Ma Nissan Leaf est chargée à 100%. Je décide de conduire de façon « vertueuse » : sans donner de grands coups d’accélération (même si cette dernière est fulgurante en électrique), et en utilisant le frein moteur dans les descentes. En mode « B », on économise un peu plus qu’en « D ».

Leaf

Nissan Leaf : une voiture de femme

Il est 18h. Il fait nuit. Mon angoisse disparaît grâce à la zénitude de mon tapis volant à l’essai. Du silence, peu de vibration, un confort redoutable. Je file à 120km/h sur l’autoroute, long ruban trop plane pour profiter de descentes salutaires lorsque l’on roule en électrique. Au bout de 80km, ma Leaf annonce 130km d’autonomie. Je préfère assurer le coup et m’arrêter à l’aire de Nemours. Borne de recharge en vue. Heureusement, il n’y a pas d’autres autos sur l’emplacement. Je descends de ma familiale électrique avec mon chargeur et appuie sur le bouton qui ouvre une trappe à l’avant, sous le logo. Hop je relie la borne à ma Leaf sans avoir besoin de porter des gants et un masque. Des voyants se mettent à clignoter sur le tableau de bord : ça charge ! En attendant de rebooster mon auto comme on reboost un smartphone, je vais boire un petit café, au chaud. 15 minutes plus tard, je saute dans mon auto qui m’annonce déjà 175km d’autonomie. Rassurée, je repars sans bruit de la station essence où j’ai été la seule à ne pas me salir les mains.

Leaf

Même si la clim et la radio ont tendance à amoindrir l’autonomie des véhicules électriques, je décide d’écouter les infos. Détendue à bord de mon tapis volant bien insonorisé, j’aperçois déjà la pancarte Auxerre. C’est à pas de velours que je me gare devant la maison. Sensation toute nouvelle de légèreté. La Leaf injecte une dose inhabituelle de calme et de sérénité, de bien-être et de propreté.

Le lendemain matin, mes enfants exultent en découvrant la nouvelle Nissan Leaf. « Maman c’est quoi cette voiture rigolote ? ». « Maman, tu mets le moteur ! Mais pourquoi il ne fait pas de bruit ?« . Et nous voilà partis dans un silence religieux pour l’école. A l’arrière, mes trois galopins se regardent, scotchés. Et si la Leaf était la solution pour les calmer…

Leaf

Prix de Nissan Leaf Tekna 30 kWh à l’essai : 37 665 euros. Cette version jouit d’un bonus de 6 300 euros, voire 10 000 euros si l’on met un diesel au rebut.

Si vous préférez louer les batteries ( de 79 euros à 142 euros en fonction de la durée et du kilométrage), les tarifs s’échelonnent de 29 355 euros à 31 755 euros.

Note 1 : Il faut avoir un peu de temps pour regarder en détail le trajet à effectuer la première fois. Je regrette que le site Charge Map ne nous aide pas mieux à concevoir notre parcours. Pour ma part, j’ai eu du mal à évoluer à quel moment il faudrait que je m’arrête pour recharger. Mais lorsque le trajet est récurrent, les angoisses se dissipent. Et la Nissan Leaf apporte le confort avec la touche de zénitude en plus.

Note 2 : Pour une femme, la Nissan Leaf apporte une dimension pratique et plus propre. L’habitacle est rationnel et on ne se salit pas les mains à la pompe.

Note 2 : Sur l’autoroute, tablez plutôt sur 150km à 120km d’autonomie.

Note 3 : prévoir 30 minutes pour une charge à 80 %

Note 4 : les batteries sont garanties 8 ans ou 160 000 km

2 COMMENTS

  1. Pas mal cette voiture! Mais personnellement j’ai également essayé une électrique, et bonjour la nausée….. Nous ne sommes pas habitués à ne pas entendre le bruit du moteur. Et comme tu le soulignes, le développement du réseau en points de recharge est encore sous-dimensionné par rapport au développement potentiel de la voiture électrique!

  2. C’est cool, hein, la conduite en VE. 🙂
    Commentaires:
    – En VE, j’ai une autonomie « illimitée ». Je me branche quand je m’arrête. Je ne passe plus à la station.
    – Note 1: ChargeMap propose la fonction « Préparer un itinéraire » où l’on indique la ville de départ et celle d’arrivée, pour avoir la liste des bornes sur le trajet. ChargeMap ne peut pas prévoir quand il faut recharger. C’est trop aléatoire en fonction de sa façon de conduire, cool ou sportive, et du pourcentage de la batterie au départ.
    – Note 2: Le VE n’est pas que pour les femmes. Comme 40% des foyers français, nous avons 2 voitures. Le deal avec mon épouse est « Celui qui va le plus loin, prend la zoé ! ». Cela évite des conflits !
    – Note 3: Des arrêts de 15 à 30 minutes tous les 150km, c’est l’idéal quand on a des enfants.

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