Dacia Sandero : le succès du low cost

0 Lien 0

Surprise. La voiture la plus vendue en France est une auto low cost : la Dacia Sandero. Avec un prix de vente imbattable de 8000 euros dans sa version basique, les particuliers en raffolent.

Les statistiques sont parfois trompeuses. En examinant celles que le CCFA (comité des constructeurs français d’automobiles) vient de livrer, on se dit que rien ne change et que la Renault Clio, forte de ses 117 541 immatriculations en 2017, reste la voiture la plus vendue en France. Sauf que plus de la moitié des citadines du losange se vendent à des entreprises, ce qui fausse quelque peu la donne. Car les gens, les vrais, ceux qui achètent une auto avec leurs sous à eux, ils choisissent laquelle ? C’est sans surprise la Dacia Sandero qui arrive en tête des ventes à tout un chacun en 2017 avec plus de 61 000 ventes. C’est moins que sa cousine Clio, sauf qu’elle, ses clients sont des particuliers comme vous et moi.

Pourquoi ce succès du low-cost ? On peut tenter une réponse teintée de pudeur, en expliquant que la Sandero, comme le reste de la gamme Dacia est particulièrement fiable, grâce à des mécaniques largement éprouvées (et rentabilisées) sous le capot des Renault. Quant à son électronique embarquée, elle est plus fiable que celle de l’ensemble du parc automobile parce qu’elle est la plus minimaliste. Mais on peut aussi, et surtout, expliquer la réussite commerciale de la Sandero par son prix. Avec un tarif qui débute à 7 990 euros, pour culminer à 14 870 euros, elle dispose tout simplement d’un rapport prix – habitabilité sans équivalent.

Reste à se demander si ce succès est une bonne chose. Car il témoigne soit de la paupérisation des Français, soit de leur manque d’intérêt des hexagonaux pour l’automobile. Pas franchement une bonne nouvelle dans un cas comme dans l’autre. Même si, en raison des coûts de revient faibles de ce type de voiture, les marges enregistrées par Dacia sont une bonne nouvelle pour le groupe Renault.

–> Mon essai du nouveau Dacia Duster

D’autres constructeurs comme Volkswagen ont tenté eux aussi de se lancer dans le créneau du low cost. Mais sans succès. Comme quoi, faire simple, c’est très compliqué.

Pas encore de commentaire, soyez le premier à poster !

Réagissez sur cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.