Land Rover Discovery 2017 : le baroudeur de bonne famille

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C’est le chaînon manquant de la gamme depuis 1989. Celui qui, entre le très luxueux Range Rover et le plus agricole Land Rover Defender, doit être capable de se distinguer sur la route comme dans la gadoue. Le Land Rover Discovery 2017 revient pour une cinquième génération qui a presque tout oublié du passé, sauf cette polyvalence.

–> Retrouve mon post Land Rover Discovery 2014

Oubliées les lignes carrées façon command-car rustique des modèles précédents : le Disco 2017 devient SUV. Oubliée la marche du toit qui, de profil, le rendait reconnaissable entre tous : elle subsiste de manière toute symbolique. Oubliée aussi l’originalité d’un Evoque : le Discovery 5 se fond dans la masse et c’est l’effet recherché pour le différencier de son petit frère turbulent. Car sa clientèle est ailleurs. Il s’adresse aux familles nombreuses plutôt chics qui rechignent à l’extravagance, mais n’en dédaignent pas une certaine fantaisie, si elle est bien cachée. Et l’intérieur devrait les ravir. Clair, avenant et d’excellente facture, il dispose de commandes (nombreuses) implantées juste là ou il faut. Cet habitacle peut être habillé de deux toits vitrés (en option à 1 960 euros). La seconde ouverture se situe juste au dessus de la troisième rangée puisque le Disco nouveau dispose de 7 places (toujours en option). Et ce ne sont pas des strapontins d’appoint, mais de vrais sièges destinés à des enfants ou des adultes pas trop grands. Évidemment, son excellente habitabilité n’est pas sans concurrence, pas plus que la qualité perçue de son habitacle. En revanche, peu d’autos sont autant à l’aise sur l’asphalte que dans la boue ou sur la rocaille.

Sur la route, ce Land Rover est ultra-confortable. Un peu trop même. Malgré la suspension pneumatique, le lourd engin de plus de 2 tonnes prend de l’angle à chaque courbe, sans détériorer la tenue de route pour autant. S’il n’est pas sportif, ce Disco peut tout de même être mené bon train, à condition de délaisser le moteur d’entrée de gamme, le diesel SD4 de 180ch. Sur la même base, on lui préfèrera la version 240ch et sa boite auto 8 rapports. En plus, son couple de 500 Nm lui permet des escapades off road hors normes : l’autre atout de ce véritable 4×4. Grâce à la gestion électronique la plus pointue qui soit (le fameux système Terrain Response encore plus perfectionné que sur le Range rover), le Disco devient un tout-terrain presque autonome. Lorsque les systèmes sont tous enclenchés, selon le type de terrain, l’auto gère seule ses freinages et accélérations. Le baroudeur de service n’a plus qu’à tourner le volant, l’auto se chargeant du reste. Évidemment, tous ces perfectionnements ont un prix. Le Discovery 5 n’est pas un Dacia Duster et son prix d’attaque est de 50 900 euros. Mais un modèle 240ch correctement équipé s’affiche à 65 700 euros. Cher, mais pas autant qu’un Volvo XC90 ou Audi Q7 de gabarit similaire, et aux possibilités en tout-terrain beaucoup plus limités.

Revoir la vidéo où je traverse une rivière en Islande à bord du Discovery Sport

En chiffres

Land Rover Discovery SD4 240 HSE

À partir de 57 300 € (modèle essayé : 65 700 €)

Moteur : 4 cylindres diesel

240ch à 4 000 tr/mn

500Nm à 1 500 tr/mn

Vitesse maxi : 207 km/h

0 à 100km/h : 8,3s

Cycle mixte : 6,4/100 km

CO2 : 168 g/km (malus de 4 253 euros)

Poids : 2 115 kg

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