J’ai testé le Hyundai Kona

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C’est dans la cité phocéenne que j’ai eu la chance d’essayer le Hyundai Kona, un nouveau SUV urbain. Carrément charmant sous le soleil Marseillais.

Kona

Encore ? Oui, encore un mini SUV. L’énorme carton de l’année, le tube de l’été, du printemps et de l’automne. L’auto que tout le monde veut acheter. Enfin un tiers des automobilistes qui veut changer de voiture. Du coup, on ne va pas reprocher à Renault, Peugeot, Toyota et tous les autres d’en fabriquer. S’ils ne le faisaient pas, on pourrait les coller au peloton d’exécution des entreprises qui veulent perdre de l’argent. Alors, les derniers résistants cèdent à la mode. Comme les Coréens du groupe Hyundai-Kia. Le second a livré son modèle il y a quelques semaines (le Stonic) et le premier s’est dépêché de lui emboîter le pas avec son cousin Kona. Évidemment, devant la déferlante de SUV urbains qui ont déboulé depuis la rentrée (Citroën C3 Aircross, Volkswagen T-Roc, Seat Arona, etc), je suis un tantinet blasée en partant à la découverte de ce Coréen au drôle de nom (Kona est une île hawaïenne, pas une insulte à laquelle il manque une conclusion). Sauf qu’il est plus que regardable : carrément charmant. A se demander pourquoi. Ses lignes ? Cohérentes, réussies, mais pas extravagantes. Son secret est ailleurs. Je contourne la bête, la jauge, l’observe, et finis par avoir l’étincelle : il est plus large que ses copains. Du coup, il a cet aspect sûr de lui sur la route et ce côté bulldog trapu. Je vérifie fissa sur la fiche technique : 1,80m d’un bord à l’autre. C’est donc ça.

Hyundai Kona

La cartographie du GPS est un point très positif sur ce Hyundai Kona dans lequel on peut recharger son smartphone par induction

Ravie, j’ouvre la portière histoire de vérifier si le ramage intérieur correspond au pelage extérieur. Et c’est une petite déception. L’habitacle ne respire pas le toc, loin de là, mais on est face à une planche de bord germanique, gaie comme une Toussaint sous la pluie. On a plutôt intérêt à choisir (en option) les quelques inserts couleur carrosserie qui se glissent sur les aérateurs pour redonner le sourire aux passagers. Reste que cet accoutrement respire le sérieux et les matériaux qui vont bien vieillir. En plus, en appuyant sur le bouton « start » les occupants vont conserver la banane, avec ou sans aérateurs rouges.

Hyundai Kona

Car sous le capot se niche le petit 3 cylindres 1.0 de 120ch. Et contrairement à la foultitude de ses collègues à 3 pattes, celui-ci n’émet pas un son de cafetière asthmatique. Il est plutôt silencieux et emporte l’équipage sans renâcler. Évidemment, avec son tout petit couple de 175Nm, mieux vaut éviter de l’engager dans une spéciale de montagne exécutée au rupteur. L’auto s’en tirerait plutôt bien, mais le portefeuille du pilote beaucoup moins, en raison d’une consommation édifiante. Mais à une allure plus chrétienne, il s’en tire avec un score plutôt raisonnable de 7L/100km. Pas un exploit, mais une moyenne correcte. Évidemment, étant données les qualités du châssis, la tentation de l’accélération est grande.

VIDEO HYUNDAI KONA (teaser)

Car non content d’être plus large que ses copains, ce Hyundai Kona a des suspensions de karting. Avec ses avantages : un roulis nul et une tenue de cap au top, mais avec quelques menus inconvénients aussi : un confort dégradé dès que la route l’est aussi. Sur l’autoroute, c’est le bonheur, mais sur les nids de poule, c’est compliqué, comme on dit dans les relations de couple sur Facebook. Et pour ne rien vous cacher des secrets du difficile turbin d’essayeuse automobile, il me faut avouer que Hyundai nous a entraîné du côté de Marseille pour prendre le volant de son Kona. Une ville ou la chaussée semble avoir été depuis longtemps abandonnée à l’érosion naturelle, plutôt qu’aux services municipaux de la voierie.

Reste que la démarche du Coréen est courageuse, puisqu’il aurait pu masquer la fermeté de son SUV en organisant ses essais sur le tapis d’un billard. Une double forme de courage d’ailleurs, puisque Hyundai est l’un des principaux sponsor de l’Olympique Lyonnais et qu’il a investi les terres de l’OM pour lancer son nouveau modèle. Il faut dire que le concessionnaire Hyundai de Marseille est partenaire de l’OM en fournissant près de 70 voitures (Tucson, i30 et IONIQ)

Mon bilan : le Hyundai Kona n’est pas plus cher que ses collègues (entre 21 400 et 29 900 euros) mais que, contrairement à eux, il est mieux équipé et bénéficie d’une garantie de cinq ans.

–> Lire tous mes essais Hyundai

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