Essai Volvo V60 : le break des (chics) familles

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Il y a des réputations qui vous collent à la peau. Ainsi, il suffit de prononcer le mot « Volvo » pour qu’immédiatement, on pense à un break. C’est ainsi depuis cinquante ans. Et le constructeur a beau rafler le prix de la voiture de l’année grâce à un petit SUV, le XC40, l’image de marque du Suédois détenu par un groupe chinois est liée aux berlines rallongées. Au point que pour lancer sa nouvelle 60, Volvo a décidé de commercialiser le break V avant la berline S. Bien lui en a pris, puisque c’est le joujou favori des pères de familles. Et des mères aussi. Car son coffre, contrairement à celui de son prédécesseur, a gagné en embonpoint (529 litres, presque 100 litres de plus par rapport au précédent V60).

V60

Évidemment, quand on agrandit une partie de l’auto sans pour autant augmenter son gabarit, il faut bien faire des sacrifices. Et les places arrière en pâtissent. Rien de décourageant pour autant, et surtout pas pour les enfants.

Essai V60

Photo @MichelHoltz

Volvo V60 : un break premium ultra confortable sur la route

Leurs parents à l’avant sont traités royalement et quiconque trouvera à redire à la qualité de fabrication de l’ensemble et, au pire d’une mauvaise fois consternante, et au mieux payé par la concurrence allemande, puisque le Volvo V60 est rivale de l’Audi A4, BMW Série 3 et Mercedes Classe C. Qui auront du mal à creuser la différence, si ce n’est au niveau des motorisations.

V60

Volvo V60

Car le Volvo ne dispose que deux blocs diesel de 250 et 190 ch. Ceux qui réclament de la puissance devront patienter quelques mois et attendre l’arrivée d’une version hybride rechargeable qui devrait aligner plus de 200ch. En tout cas, le châssis est prêt à recevoir cette cavalerie puisque il est d’une homogénéité exceptionnelle, surtout lorsqu’il est équipé (en option) de la version dynamique qui permet de régler trois modes de conduite. Son truc, à cette V60, c’est le voyage. Ce bon break des familles est parfait pour tailler la route en silence et en confort. D’ailleurs sur autoroute l’insonorisation magistrale des bruits d’air et de roulement tranche avec le commun des breaks premium. Volvo maîtrise absolument le thème du confort et cette V60 ne fait pas défaut à sa réputation.

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Intellisafe Assist

On ne s’appelle pas Volvo si on ne met pas le paquet sur la sécurité. Ici, toutes les assistances électroniques sont présentes, notamment un système d’évitement des piétons et une conduite semi-automatique. Simplissime à activer, l’« Intellisafe Assist » ( 1.600 € en milieu de gamme ou de série sur Inscription Luxe) fait partie des équipements d’aides à la conduite et de sécurité brandis par la marque pour parvenir au fameux objectif de « zéro mort en Volvo » prévu à l’horizon 2020. Le principe : sur voie rapide, la gestion des distances, de la vitesse et de la trajectoire en fonction du trafic (dans les bouchons et jusqu’à 130 km/h) s’opèrent sans intervention. Néanmoins, le conducteur ne devant pas rester passif, tout cela s’effectue avec les mains toujours posées sur le volant.

Le premium a un prix

Reste que, même à puissance mesurée, le V60 n’est pas une Volvo au rabais. Un peu plus petit que son grand frère V90, il en reprend les lignes (splendides) le dessin intérieur (zen) et le confort de conduite (royal). Reste que le tarif est lui aussi royal et ne rends pas vraiment zen. Autour de 40 000 euros en début de gamme, et il faut compter 54 000 euros pour une version 150ch parfaitement équipée. Le premium a un prix, et Volvo ne compte pas être le parent pauvre des trois allemands sur qui il aligne ses prix.

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