Mondial de l’auto 2018 : l’ombre de lui-même ?

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Étrange sensation sur le Mondial de l’auto 2018. Quelque chose a changé. Et pas seulement le nom ni la durée (10 jours au lieu de 15). Rebaptisé « Mondial Paris Motor Show », le salon en baisse de fréquentation depuis 2016, a perdu de son panache.

Le chiffre porte malheur. Ils sont 13. Treize marques qui ont décliné l’invitation. Et pas des artisans : Opel, Fiat, Nissan, Ford Volkswagen ou encore Volvo ne sont pas au Mondial 2018. Et s’ils n’y sont pas, c’est qu’ils ont un sacré mot d’excuse. Selon eux, la facture est lourde pour participer à la quinzaine parisienne. Trop lourde : entre 5 et 15 millions d’euros. Si encore cette somme était rentabilisée par les ventes de voitures tout au long du raout. Sauf que ce n’et plus forcément le cas. Et pas seulement à Paris. Francfort, l’autre gros salon européen biennal est dans la même situation. Volvo, qui n’y exposait pas l’an passé a misé sur les animations de sn réseau. Résultat : + 17% de ventes en Allemagne pour le Suédois qui a juré qu’on ne l’y reprendrais plus et qui ne va plus qu’à un salon sur le vieux continent : celui de Genève qui se tient tous les printemps. Du coup, à la Porte de Versailles, les halls sont moins bondés qu’avant. Évidemment, les constructeurs Français sont présents. Normal, ils sont les co-organisateurs du salon à travers leur fédérations. Mais même leurs filiales sont absentes. PSA n’a pas jugé utile de convier son nouveau poulain Opel et Renault est venu sans Nissan et Mitsubishi, ses larrons dans l’Alliance. Certes les absents n’ont pas de nouveautés à dévoiler, mais il y a quelques années, ils n’auraient jamais osé jouer les filles de l’air, de peur de susciter les rumeurs. « Comment, untel ne vient pas ? Il doit avoir des problèmes de trésorerie. » Ce n’est plus le cas depuis que Ford et Volvo ont ouvert la voie. Libérées, délivrées, les autres marques se sont engouffrées.

e-legend

Avec ce revival de la 504 coupé, Peugeot fait mouche. Le public est scotché devant le concept e-Legend qui joue sur la fibre nostalgique.

Reste malgré tout de fameux lots de consolation pour ceux, et ils sont encore nombreux à s’engouffrer dans les halls de la Porte de Versailles. Car hormis Renault qui est plutôt venu les mains vides, si ce n’est avec un discret restyle du SUV Kadjar, les autres, tous les autres proposent une première mondiale ou européenne. Étonnamment, ce sont les marques premium allemandes qui en dévoilent le plus, avec, en moyenne, pas moins de trois nouvelles autos par constructeur chez BMW, Audi et Mercedes.

Comme si le désamour annoncé des Français pour la bagnole n’était pas encore aussi fort qu’on aimerait nous le faire croire.

Comme si la voiture n’était pas encore un simple objet, certes indispensable, mais bêtement utilitaire comme un autre.

Comme si l’auto n’était pas encore devenu un truc aussi peu attractif qu’une machine à laver. Au fait, il n’y a pas de Mondial du lave-linge ?

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