Tristes et pragmatiques les voitures japonaises ? Oubliez les préjugés et laissez vous emballer par la nouvelle Mazda 2 : une voiture aux allures transalpines, qui fait rimer Tokyo et Milano.
Qu’est ce qui lui arrive ? Voilà que la discrète marque japonaise, saluée depuis longtemps par les connaisseurs, mais trop longtemps ignorée du grand public, réalise une année historique. 175 000 Mazda ont trouvé preneurs en Europe en 2014. Du jamais vu. Comme si le constructeur à l’emblème en forme d’ailes d’oiseau s’était laissé poussé les siennes. Et avait osé des lignes très latines, des motorisations très innovantes et une fabrication très qualitative. Le SUV CX5, comme les berlines 6 et 3 nous avait déjà mis la puce à l’oreille : voilà que la petite Mazda 2 vient enfoncer le clou de nos certitudes.
Finie la citadine précédente qui n’était qu’une Ford Fiesta rebadgée, la nouvelle petite Mazda est un pur produit maison. Une maison qui fabrique les voitures les plus italiennes de l’archipel nippon. Son long capot n’a qu’une idée en tête : bouffer de l’asphalte, et plus vite que ça.
Son intérieur est une invitation à l’exagération. Celle qui nous pousse à rouler plus longtemps qu’il ne se doit. Et plus vite qu’il ne faut. A cause, ou grâce, à un habitacle plutôt viril. Viril mais correct. Car la Mazda 2 n’est pas une auto pour les seuls garçons. Quelle discrimination décorative nous obligerait à n’aimer que les intérieurs clinquants ? Ici tout est sobre, à sa place. Quelle élucubration machiste nous obligerait à n’aimer que la douceur de commandes spongieuses et de tableaux de bord sapins de Noël ? Ici, les passages de vitesse raisonnent de petits bruits mécaniques. Là un gros compte-tour affiche l’essentiel : les montées en régime. Le compteur de vitesse, lui, est réduit à une portion congrue et digitale. Quant à la déco générale de cet habitacle, elle ne verse pas dans la tendance cirque Pinder, ni même dans l’exubérance d’une Mini qui clignote de toute part.
Chez Mazda, on sait ce qui va avec tout : le noir. Avec, parfois, une touche de rouge, pour dire qu’on veut bien adhérer à cette satanée mode de la personnalisation. Mais de très loin. Il est une autre mode d’ailleurs, que l’on regarde de haut chez Mazda, c’est celle du downsizing. Pardon ? ne partez pas. En français dans le texte, c’est une pratique qui consiste à fabriquer de tous petits moteurs, à trois cylindres souvent, et de leur coller un turbo pour qu’il délivrent une puissance suffisante. L’idée qui prévaut à cette miniaturisation, tient évidemment dans la baisse de consommation réalisée. Chez Mazda, rien de tout cela : les trois moteurs essence, de 75, 90 et 115 ch sortent du même bloc, et disposent d’une cylindrée très classique de 1.5L. Sauf que, miracle, ils ne consomment pas plus que les miniatures des copains. Nul ne sait comment les sorciers japonais ont réussi leur affaire, mais la version 90ch se contente de 6 petits litres pour 100km, sans pour autant obliger sa conductrice à une éco-conduite forcenée.
Et si on tenait avec cette Mazda 2 la voiture rêvée ? La Japonaise n’est, hélas, pas seule au monde. Et du monde, dans sa catégorie, il y en a beaucoup. Éliminons d’emblée les Peugeot 208 et Renault Clio, elles ne jouent pas dans la même catégorie de prix. Car la Mazda débute à 14 450 euros pour s’envoler à plus de 20 000 euros. Cher pour une petite, mais bien moins qu’une Audi A1 ou une Mini. Evidemment d’aucuns rétorqueront que Mazda n’est pas une marque « premium », à prononcer avec une voix aussi épaisse que les plastiques d’une grosse berline germanique. Mais qu’est ce qu’une marque premium ? Une auto d’excellente qualité, à la finition impec et aux moteurs technologiquement aux goûts du jour. Tiens, on dirait une Mazda 2.
En chiffres
De 14 450 à 20 800 euros
Modèle essayé : essence Skyactiv-G 1.5L 90ch BVA
90ch à 3 500 tr/mn
148 Nm à 4 000 tr/mn
Vitesse maxi : 177km/h
0 à 100 km/h : 12 s
Cycle mixte : 4,8 l/100 km
CO2 : 112 g/km (bonus-malus neutre)
Poids : 1 075 kg








Il serait temps que Mazda soit reconnu à la hauteur de ses qualités. Cette larque souffre en France, comme Honda d’ailleurs d’un gros déficit d’image. Aux Etats-unis, il y a longtemps que ces autos ont une réelle image premium.
Tout à fait d’accord Julien. Aux consommateurs de s’en rendre compte
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