La nouvelle Alpine et moi ? Une affaire qui roule

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Dieu sait qu’elle était attendue au premier virage. La voilà donc la nouvelle Alpine, après cinq ans de déclarations, de révélations, de prototypes quasi définitifs, mais pas tout à fait, de « vous allez voir ce que vous allez voir ». On a commencé par l’apercevoir, dans sa robe d’héritière de la première berlinette, mais joliment retaillée nouveau siècle. ressemblante Puis on l’a vu de près cette nouvelle Alpine revisitée et ressortie de sa mythique naphtaline. On l’a même essayé, après avoir grimpé dans son tout petit habitacle riquiqui. Et là, on se permet un intermède dress code.

Essai nouvelle Alpine

 

La minute nécessaire de Miss Alpine

Bon, les filles, oubliez immédiatement la jupe serrée. La nouvelle sportive française est certes plus accessible que son ancêtre, mais pour grimper dans le magnifique baquet Sabelt, faut non seulement user son abonnement à la salle de sport jusqu’à la corde (à sauter), sans oublier d’enfiler un pantalon pas trop serré. Souplesse, maîtrise et on y arrive.

 

Une légèreté de yaourt 0%

Un tout petit sacrifice qui vaut le coup. Car une fois arrimé dans le siège, on oublie tout : la jupe sacrifiée, les années d’attente, le commodo de la radio et la clim héritée de la Clio, et même l’exiguïté de l’habitacle et du coffre qui nous interdit tout shopping. Car l’Alpine 2018 est très exactement, très objectivement et très chauvinistiquement, la sportive la plus emballante depuis un sacré bout de temps. Quoi ? Comment ? Une voiture de 252ch seulement peut pas lutter contre les poids lourds du genre ? Et bien justement si, car ce sont des poids lourds. Porsche et consorts pèsent un âne mort. Alors que la svelte de Dieppe (cherchez pas, elle est fabriquée là-bas) ne pèse que 1 103 kg toute mouillée et toute en alu. Et du coup, pas besoin d’embarquer une énorme cavalerie pour qu’elle fasse le spectacle. Son moteur de 1.8L Turbo fait plus que lui suffire : il la comble. Il est présent à tous les régimes et n’est jamais fâché avec la boite EDC à palettes au volant.

Alpine Renault

Une ballerine facile

Mais le mieux reste à venir et c’est son comportement. L’équilibre de l’Alpine est ahurissant. Elle est non seulement scotchée par terre, mais la tentatrice a des envies de ballerine. Elle ne demande qu’à danser, ce que permet son moteur central arrière et sa transmission en mode propulsion. Alors tant pis si le jogging n’est pas la plus glamour des tenues de gala, on n’hésite pas et on l’adopte. En plus, l’usage de cette auto semble d’une facilité déconcertante. Un peu comme si, dès les premiers tours de roues, on avait l’impression, l’Alpine et moi, d’être de vieilles frangines. Comme si on se connaissait par cœur, sans même avoir besoin de se parler. Alors laissez nous, elle et moi.

Essai nouvelle Alpine

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