WLTP : de nouvelles normes d’homologation plus proches de la réalité

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On l’a tous remarqué : la consommation annoncée sur les petites fiches de nos autos et la conso que l’on réalise dans la vraie vie sont très différents. Un gouffre qui peut aller jusqu’à 30% lorsqu’on prend le volant sur les vraies routes. Mais dès le 1er septembre 2018, les chiffres de consommation annoncés pour chaque auto neuve vont évoluer pour se rapprocher de ceux constatés dans la vie de tous les jours. Un changement des normes d’homologation qui risque également d’avoir un impact sur la facture du bonus/malus.

Les normes d’homologation NEDC (New European Driving Cycle) actuellement en vigueur retracent mal la véritable consommation de nos voitures. La faute aux tests effectués qui font passer le véhicule de 0 à 50 km/h en 26 secondes et le font rouler à une vitesse moyenne de 33 km/h. De plus, ce test se déroule à une température ambiante comprise entre 20 °C et 30 °C. Enfin, au volant, se trouve un pilote professionnel, rompu à l’écoduite. Ces tests sont effectivement très éloignés des conditions d’utilisation réelle et quotidienne d’une voiture.

WLTP : UNE NOUVELLE NORME D’HOMOLOGATION PLUS RÉALISTE

Après le scandale du Dieselgate et ses répercussions, la commission européenne a décidé de réagir. Dès le 1er septembre prochain, le WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure) sera mis en route. Ce nouveau test se veut plus juste et conforme à la réalité. Les procédures évoluent : elles se dérouleront désormais en trois parties de même kilométrage.

1- La première se déroulera en zone urbaine avec une vitesse maximum de 60 km/h.

2- La deuxième partie aura lieu en zone péri-urbaine fluide, à des vitesses comprises entre 60 et 90 km/h.

3- La troisième consistera à emprunter l’autoroute entre 90 et 145 km/h. Quant à la température extérieure, elle sera de 14°, plus conforme à la moyenne annuelle.

LES CONSTRUCTEURS DEVRONT S’ADAPTER

Evidemment, ces tests plus réalistes afficheront une hausse des consommations annoncées. Un point positif  pour le consommateur qui pourra choisir sa nouvelle voiture en connaissance de cause. Mais ce nouveau test WLTP a un revers de la médaille pour les constructeurs. Car les tests déterminent l’homologation ou non d’une voiture, et donc sa possibilité d’être vendue sur le marché européen. Dans un premier temps, Bruxelles autorisera les marques à dépasser les nouvelles normes de 2,1 fois leur valeur afin de leur donner le temps  de développer de nouveaux moteurs. Mais dès janvier 2020, les nouveaux modèles, et dès janvier 2021 pour tous les véhicules, les constructeurs devront répondre aux nouvelles normes.

LES CONDUCTEURS UN PEU PERDUS

Les nouvelles normes vont forcément augmenter le taux de rejet de C02 affiché sur la voiture que les consommateurs achètent. Et c’est bien ce taux de CO2 qui conditionne le prix du malus à verser, ou du bonus obtenu. Exemple : la Peugeot 308, l’un des best-seller français, équipée du sobre 1.2 Puretech de 130ch, affiche aujourd’hui 117g de CO2/km. Elle échappe donc au malus. Mais dès le mois de septembre, avec la norme WLTP, elle en affichera 140g, conditions réelles et consommation en hausse oblige. Elle devrait donc être taxée à hauteur de 140 euros. Ce changement plonge donc les conducteurs dans le flou. Si rien ne devrait changer en cours d’année 2018, le gouvernement devrait, par la suite, travailler à un nouveau barème de malus.

 

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