C’est en marche arrière que je me suis approchée de la Hyundai Ioniq hybride. Pensez, c’est une première, un coup d’essai du « petit » Hyundai face au « gros » Toyota qui nargue tout le monde avec sa Prius depuis 20 ans exactement.

–> Lire mon essai de la nouvelle Prius hybride rechargeable 

Ne me dis pas que toi non plus tu ne prends pas peur lorsqu’on te propose de tester une hybride. On pense automatiquement à une boite auto qui se transforme en cafetière à la moindre accélération, une tenue de route moyenne moyenne et un poids maousse maousse ?

Ioniq
Ioniq hybride – Photo @JoaquimLeite

J’ai commencé par regarder cette Hyundai Ioniq hybride. Et je l’ai trouvé plutôt jolie. Une ligne cohérente, sans heurts, sans trop de contradictions entre l’arrière et l’avant. OK, mais c’est facile de dessiner une auto pas trop moche et de lui greffer des organes pas terribles. Alors examine avec moi la fiche technique. 141 ch en cumulant les deux moteurs électrique et thermique, une boite auto double embrayage : deux éléments plutôt excitants.

Ioniq
Photo @JoaquimLeite

L’un des systèmes multimédia les plus intuitifs que je connaisse

 

Ioniq Hybride
Photo @JoaquimLeite

Et dans la vraie vie, sur une vraie route ? Viens aussi vérifier avec moi. La Ioniq est plus qu’agréable à conduire : elle est ultra plaisante. Les rapports s’enchaînent à la volée et on peut même leur donner un coup de main en les passant soi-même. Et l’on s’y sent bien dans cette coréenne. En revanche, sa planche de bord n’a pas la zenitude du design intérieur. Elle a des boutons partout et, si l’ergonomie du grand écran de 7 pouces est irréprochable (c’est même l’un des plus intuitif du marché), il n’en reste pas moins que les commandes classiques (clim, etc) réclament un minimum de concentration pour être manipulées. Côté habitabilité, en revanche, il faut un maximum d’enfants et de bagages pour remplir cette compacte de 4,50m.

Hyundai Ioniq
Photo @JoaquimLeite

Mais une hybride se juge d’abord à sa conso. Et on se dit logiquement qu’on peut difficilement s’offrir l’agrément de conduite de cette Ioniq avec un appétit de chameau de la Prius. C’est vrai, mais la différence est assez faible. La japonaise, en vrai et avec une conduite normale, nécessite 5l/100km, contre 5,5l pour la coréenne. Une toute petite différence en faveur de la Toyota. Mais c’est à ce moment là que la Hyundai abat sa carte fatale : elle est dispo à partir de 26 100 euros, soit 5 000 euros de moins que sa rivale. Imparable.

Ioniq
Photo @JoaquimLeite

1 COMMENT

  1. Je trouve qu’elle possède l’avantage de ne pas être trop clivante de par son design comme peuvent l’être les opus Toyota pour lesquels mon œil a du mal…
    Ensuite je pense que l’on attend d’une telle voiture qu’elle fasse le job. Ce n’est pas un achat passion. Donc le fait que certaines choses ne soient pas au top, pour un usage quotidien, trajets travail etc…, domaine où les hybrides excellent du fait des très faibles moyennes sur ce genre de trajets, n’est pas si grave que celà car on peut très facilement s’en accommoder.
    C’est le genre de voiture que je qualifierais de « bonne copine »! 😉

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