Elle est chère. Mais elle pourrait être plus chère encore. A 34 990 euros (sans la prime écolo de 6.300 euros) pour une petite auto, BMW fait fort. Mais il suffit de se pencher sur la BMW i3 pour s’apercevoir que le coût de revient de cette nouvelle voiture est très élevé. Peut-être plus élevé encore que son tarif de vente. Le générique est impressionnant: pour alléger le poids de l’auto, l’allemand a recours à la fibre de carbone, comme en Formule 1. Résultat, le poids de l’engin ne dépasse pas 1195 kg. Les batteries? Des lithium-ion de 230 kgs.

Voiture electrique

Des modèles tous plats, faisant office de plancher. L’intérieur de l’auto? Un mélange de finition cuir, fibre de laine, et bois d’eucalyptus, le tout en matière recyclée, forcément. Quant à la techno embarquée, elle est évidemment de série et plus que complète puisque, outre le classique GPS, elle propose une conciergerie, le calcul en temps réel de l’autonomie et indique les bornes de recharge les plus proches. Surtout, tous les équipements, comme le moindre clignotant sont des créations pures. BMW n’a pas fouillé dans sa banque d’organes pour concevoir son I3 et ça se voit. De quoi dérouter les clients de la marque. Sauf au volant. Car cette BMW i3 accélère comme c’est de moins en moins permis: 7,2 secondes de 0 à 100 km/h, soit des valeurs largement supérieures à la plupart des bonnes vieilles pétrolettes.

BMW_i3

Du coup, pourquoi hésiter à s’offrir une telle auto si l’on dispose de la somme nécessaire? C’est que l’autonomie de cette BMW i3 n’est pas meilleure que celle de ces copines électriques. Passés les 100 km, on a l’œil rivé sur la planche de bord et l’angoisse de la panne de batterie ferait même transpirer le Dalaï Lama. A moins de se délester de quelques euros supplémentaires. Pour 36 900 euros, la BMW est livrée avec un tout petit moteur à essence. En fait il s’agit d’un prolongateur d’autonomie qui augmente cette dernière de 150 km. Paris / Palavas Les Flots? Jouable, à condition de s’arrêter souvent et, au final, de consommer autant qu’une auto classique. Mais là n’est pas le propos de cette auto. Quelles que soient ces qualités routières (gigantesques) et son design (remarquable), l’I3 est, et restera, une seconde voiture. Qui se négocie à tarif élevé. Même si elle vaut plus que son tarif affiché.