Nouvelle Alfa Romeo Giulia : le retour de l’emozione

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Avouons-le : la vie d’une essayeuse d’autos est plus souvent jonchée de SUV tristes, ou presque, confortables, ou presque, que de voitures joyeuses. Et le premier semestre 2018 n’a pas fait exception, hormis le rayon de soleil du printemps apportée par la nouvelle Alpine.  Mais voilà que nous arrive depuis l’autre côté des Alpes, une Milanaise missionnée pour nous redonner foi en la bagnole, celle qui se conduit, et pas celle qui nous trimbale. Celle qui essaie de faire oublier la voiture autonome qui déboule. Celle qui donne envie de sourire dès qu’on met le contact. C’est forcément une Alfa Romeo, et c’est évidemment la nouvelle Giulia.

Giulia

Essai nouvelle Giulia : 510ch, et 79 000 euros  ou 200 ch et 37 900 euros.

Nouvelle Giulia : le plaisir à un tarif abordable

Son nom n’évoque pas seulement la fille de Carla et Nicolas Sarkozy, mais l’Italie des années 60, et une précédente Alfa Giulia. Mais en 2018, la marque, qui tente de renaître, ne veux pas seulement surfer sur la nostalgie, mais reprendre son histoire là ou elle l’avait laissé : juste avant ses égarements à base de moteurs et de plateformes Fiat. Car une Alfa originelle, c’est un moteur tonitruant mais pas trop puissant,  un châssis en propulsion suffisamment joueur, une direction diabolique et une position de conduite pousse au crime. Le tout pour un prix raisonnable. Alors piochons dans la gamme Giulia pour tenter de recouper ces données. La version Quadrifoglio de  510ch, et 79 000 euros ? Un rapport prix/puissance pas excessif, mais pour l’ADN Alfa et sa sportivité démocratique, on repassera. Allons plutôt voir du côté de l’entrée de gamme essence. Ce moteur fait 200ch et il est facturé 37 900 euros. Évidemment, ce n’est pas le tarif d’une Dacia Sandero, mais l’affaire, pour une berline premium, reste raisonnable. En plus, on a droit a une épatante boite auto à 8 rapports signée ZF (pour les mécréants, c’est la même maison qui fournit les boites BMW). Pour quelques fifrelins de plus, on peut s’offrir des options fort recommandables comme les palettes au volant et les suspensions pilotées. Ainsi équipée, fouette cocher, pour moins de 40 000 euros.

Des sensations au volant de la nouvelle Giulia

Comment ? Quoi ?  Une entrée de gamme cette Alfa ? Ceux qui font la moue devant cette auto sont soit d’une mauvaise foi sidérante, soit n’ont jamais pris de plaisir derrière un volant. Car une Alfa, c’est très exactement ça : une ligne craquante mais pas m’as tu vu, un intérieur bien fabriqué, même si on est pas (encore) au niveau d’Audi, et, surtout, une direction ultra directe, une position de conduite ultra optimisée, un train arrière ultra joueur, un avant ultra léger et un moteur ultra réactif. C’est simple : il suffit de s’installer au volant pour avoir envie d’enquiller des kilomètres de lacets en mode « dynamique ». Car l’auto dispose de trois positions qui affermissent suspensions, direction, et passent les rapports plus ou moins tôt. En mode dynamique, elle prend les tours, virevolte d’un virage à l’autre, se déhanche à l’envie et repart dans un O/100km/h en 6,6s. Des sensations aux antipodes du moment, où l’on ne conduit plus, mais où l’on se déplace à bord d’autos hautes sur pattes et aseptisées. Autant prendre le TGV. Mais ceux qui n’aiment pas le train ont enfin trouvé leur voiture : une Alfa Romeo Giulia. Il lui pardonneront même ses défauts : quelques assemblages approximatifs, une cinquième place à l’arrière plutôt comptée et un coffre qui l’est autant. Mais que sont ces menues imperfections face à tant de passion ?

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