En voiture, pas question que je perde du temps sur mon travail. La preuve en image : mon auto n’est pas une auto mais un véritable bureau. On pourrait faire un remake du Petit journal de Christiane et Liliane tellement suis équipée en ordi, en stylos, en smartphone et en agrafeuses. Pire : je réponds sans arrêt aux SMS, aux mails, aux coups de fils avec ou sans bluetooth (car dès que le bluetooth cafouille, je l’enlève et je colle mon Smartphone à mon oreille). Une vraie working girl ! S’il le faut, je suis même cap’ d’écrire un article sur mon ordi. De prendre une photo. De lire un journal ou un magazine. De noircir mon carnet d’idées farfelues à un feu rouge. De donner des rendez-vous professionnels par téléphone. D’élaborer mon marronnier de l’hiver et de l’été. Tout ça en conduisant. Evidemment.

Salariés en voiture
La panoplie de la working girl

C’est devenu maladif : à peine ai-je passé la 1ère, que je commence déjà à consulter mes mails, à écouter les news à la radio et à surfer sur twitter pour faire le tour de l’actu.

Pourtant, conduite et travail, c’est le duo fatal. Au volant, les salariés ont tendance à prendre trop de risques. D’après une étude de l’Association Prévention Routière, ils téléphonent, envoient des sms en voiture, et respectent moins les limitations de vitesse. Un comportement dangereux qui ne fait pas assez réagir les entreprises responsables de leurs salariés. C’est vrai que sous prétexte que j’ai du boulot, je me permets parfois quelques écarts sur la route.

Les chiffres sont effarants : lorsque les salariés sont en mission professionnelle, plus de 80% téléphone en conduisant, plus de la moitié (53,8%) lit ses SMS et plus d’un tiers (34,2%) envoie des SMS. Et je fais bien partie de cette moyenne.

J’ai aussi une nette tendance à l’assoupissement. Parfois je rentre tard d’essais, et sur la route, plutôt que de me concentrer et de me calmer, j’ai tendance à noter ce que je vais dire sur ma dernière auto à l’essai. Supra dangereux ! Surtout lorsque l’on sait que la somnolence est la 1ère cause de mortalité sur les routes. Toujours d’après l’étude de l’Association Prévention Routière, plus que les autres automobilistes , les conducteurs en mission professionnelle ont déjà lutté contre le sommeil sur l’autoroute (62,5%). Et 15% ont vécu un accident, un incident ou un presqu’accident lié à un assoupissement. Une proportion préoccupante des conducteurs conduit avec une dette de sommeil : 41,3% lorsqu’ils sont en mission professionnelle ; 27,7% lors de leur trajet domicile/travail.

Si vous êtes comme moi, téléphonez moi (enfin, quand je ne conduis pas)…