Parfois, j’en ai marre. Assez de ces autos sophistiquées. Ras le bol de ces voitures alambiquées en série limitée Kislapète. Parfois, au fond de mon cœur de blogueuse, j’ai des envies de valeurs. Des vraies valeurs, des fondamentales, des essentielles. Des Opel Karl.
L’Opel Karl la nouvelle petite voiture de l’Allemand
Elle est fluette et mignonnette et c’est une bonne fille. Mais elle s’appelle Karl. Évidemment, c’est le nom de l’un des rejetons d’Adam Opel, le père fondateur qui n’a eu que des garçons. Quand même, elle ne méritait pas un patronyme aussi martial. Alors appelons là Karlita. En la regardant et en l’essayant, je révise mes fondamentaux.
En l’occurrence, 3,60m de fondamentaux. C’est petit, évidemment, mais souvent suffisant. Car on y case l’essentiel : sa petite personne. Et même l’accessoire : son conjoint. Et sa trousse de make up dans la boîte à gants. S’ils insistent, on peut même faire monter ses enfants, grands ou tous petits. Cette Karlita, elle fait le job, et rien que ça. Et c’est beaucoup. Avec son petit moteur de 3 cylindres et 75ch, elle m’emmène là ou je veux. Plutôt vaillamment d’ailleurs. On peut la cravacher, la malmener, la martyriser : impossible de lui faire consommer plus de 6 petits litres de sans plomb.
En plus, elle est jolie l’Opel Karl. Ce qui, pour une petite auto est une gageure. Evidemment, tout le monde se gargarise devant une Ferrari. Mais c’est facile de dessiner une auto de 4,50m avec deux places seulement. Ils font ce qu’ils veulent les designers dans un tel espace. Mais allez donc rendre une copie acceptable avec un engin riquiqui au prix serré, où il faut loger 5 personnes et leurs bagages.
Mais chez Opel, ils ont réussi. Dehors comme dedans, tout est cohérent. Du simple, du costaud. Que demander de plus ? Du facile à choisir. Et là encore, Karl, c’est le patron. Une carrosserie, un seul moteur, trois niveaux de finitions, dix couleurs et roule pas poule. Pas besoin de s’arracher le brushing pour trouver sa voitures parmi 50 nuances de gris métal, 13 moteurs et 97 packs avec ou sans option. Ce qui est quand même le cas de toutes les voitures. Avec des constructeurs qui doivent mettre en place des logiciels calculateurs et configurateurs, tellement c’est compliqué de faire son marché. Quant au prix de Karl, il est tout aussi simple. C’est 9 990 euros. Et si on veut un peu de luxe, de cuir, de jolies jantes et de toit ouvrant, on peut pousser le bouchon jusqu’à 13 650 euros. Pas plus. Et pour le baptême de son dernier rejeton, papa Opel fait une fleur et lâche sa petite Karl à 7490 euros. Mieux, ce serait trop.






