Ford GT : supercar en série limitée

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Deux fois plus chère qu’une Ferrari, la Ford GT (remplaçante de la mythique GT40) ne se contente pas de l’exclusivité de son prix : elle se permet de choisir ses clients, petite production oblige.

Essai Ford GT

Les chiffres donnent le tournis : 647ch, un 0 à 100 km/h en 3 secondes, une vitesse maxi de 347 km/h et un prix, tout aussi maxi, de 500 000 euros. Mais pour avoir le droit de faire un énorme chèque à l’ordre de Ford et s’offrir la nouvelle GT, les riches candidats à l’achat doivent fournir un CV et une lettre de motivation expliquant pourquoi ils tiennent absolument à prendre le volant de la toute nouvelle supercar de Detroit. Et c’est le constructeur qui désigne ceux qui auront l’insigne honneur de se délester d’un demi-million d’euros, soit, tout de même, deux fois le prix d’une Ferrari 488 Spyder. Une situation coquasse, mais liée à la rareté de l’affaire. 1000 exemplaires seulement de la GT sont mis en chantier, dont les 500 premiers exemplaires ont d’ors et déjà trouvé preneurs. Les « gagnants » ont été prévenus et les 500 autres seront sélectionnés l’an prochain, parmi les 6500 candidats près à craquer.

« La Ford GT s’abaisse de 5 cm pour se coller par terre »

Ce que ces futurs richissimes propriétaires vont s’approprier, nous avons eu la chance de la découvrir au cours d’un essai. Ils vont tout d’abord se laisser emballer par une forme, un dessin inspiré du mythe : celui de la GT40, victorieuse au Mans de 1966 à 1969.

Ford GT40, victorieuse au Mans de 1966 à 1969

Modernisée, encore plus aérodynamique que l’ancêtre, celle qui lui succède est plus basse que toutes ses rivales. Pour se loger sous son toit qui culmine à 1m11, mieux vaut être jockey. On se laisse tomber dans un baquet non réglable et directement fixé au châssis. Devant le conducteur, parfaitement installé malgré tout grâce au volant et au pédalier réglable, la planche de bord est minimaliste. Sa forme rappelle celui d’une Peugeot 308 en moins équipée. Et pour cause : tous les réglages, y compris les clignotants et les essuie-glaces, sont regroupés sur le volant, comme dans une voiture de course. La course justement, est plus qu’une inspiration. Car la GT qui a remporté sa catégorie aux 24h du Mans au mois de mai dernier est d’une conception similaire à cette auto de série très limitée. Le châssis et la coque ? En carbone et alu, ce qui fait le prix de la voiture, et son poids contenu. Son moteur ? Le même. Son aérodynamique ? Idem. On s’en rend compte dès la prise en main.

GT

Il suffit de passer en position « track ». L’auto semble littéralement tomber. En fait, elle s’abaisse de 5 cm pour se coller par terre. A l’arrière, le gros aileron se soulève. D’une pichenette sur la palette au volant, la boite à 7 rapports est en position. Accélération, ou plutôt projection. Le V6 bi turbo propulse l’engin jusqu’au premier virage. Freinage (d’une puissance rarement atteinte) et gaz. L’on découvre alors l’héritage de la course : la GT ne se colle jamais autant à l’asphalte que lorsqu’elle est en phase d’accélération, aérodynamique oblige. Les virages s’égrènent, les rapports s’enchaînent, la direction ultra précise est à son affaire. Évidemment cette perfection mécanique est au détriment du confort d’usage derrière les portes en élytre, l’habitacle est minuscule. Aucune boite à gants ne vient au secours des petites affaires des u conducteur et de son passager. Quand au coffre, il n’embarque que 11l. La taille d’une boite à gants, justement.

Essai par M.H

En chiffres

Ford GT

500 000 euros.

647ch à 6 250 tr/mn

550Nm à 5 900tr/mn

Vitesse maxi : 347 km/h

0 à 100 km/h : 3s

Cycle mixte : NC

CO2 NC (malus 10 000 euros, estimation)

Poids : 1 385 kg

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