43 ans qu’il se pose là, à chaque fin d’année. Mais pour une fois, le calendrier Pirelli risque de ne pas orner l’atelier du garage Roger Vilebrequin et fils à Laroche-Migennes. Car pour la première fois, il ne dévoile pas de top models savamment dévoilés et faussement alanguies dans des paysages clinquants. C’est que la photographe américaine Annie Leibowitz, qui livre les treize photos qui égrène chaque année a, comme à son habitude, surpris son monde à l’instar de ses portraits pour le magazine Rolling Stone et Vanity Fair.

Un calendrier qui ne cherche pas à nous séduire facilement

Les célébrités qu’elle photographie pour Pirelli, sont parfois nus, parfois habillés, mais toujours dans leur plus simple appareil : celui de leur talent. De la musculature puissante de Serena Williams qui ne dégage aucune séduction, à la pose décontenancée de Amy Shumer, en passant par l’allure suspicieuse de Patti Smith, qui retrouve les poses qu’elle affichait sur les photos de son compagnon disparu, Robert Mapplethorpe, l’artiste qui réalisait les pochettes de ces plus fameux albums. Elle, et les autres artistes; se livrent à l’objectif emprunt de simplicité de Leibowitz. Et nous livrent une facette d’eux-mêmes qu’aucune autre édition du calendrier n’avait réussi à atteindre.
Les précédents calendriers Pirelli célèbres
L’an passé le photographe Steven Meisel s’était mis à la tache. Après avoir beaucoup oeuvré pour le magazine Playboy, il a voulu inssuflé le sexy chic pour le moins daté de son journal fétiche.
En 2013, c’est le reporter Steve Mc Curry qui eut les honneurs du calendrier. Mais visiblement il est plus à l’aise dans la photo de guerre que dans l’univers Glamour.
Karl Lagerfeld eut lui aussi droit à son calendrier. Mais l’Allemand est meilleur couturier que photographe.
Le photographe et inventeur du porno-chic Tony Richardson était prédestiné pour réaliser le calendrier Pirelli. Il eut l’occasion de réaliser son rêve en 2010.
Icône de toute une génération de photographe de mode ravis de le copier, Patrick Demarchelier est un récidiviste. Il a réalisé le calendrier en 2005 et 2008.
Heureusement, quelques vrais artistes ont pu s’exprimer de temps à autres chez Pirelli. Comme le grand portraitiste Richard Avedon, La grande dame de l’image fixe Sarah Moon, ou le très étrange Arthur Elgort.





Annie Leibowitz est une bonne portraitiste, mais c’est pas non plus la plus grande photographe de l’histoire. Mais la démarche de Pirelli va quand même dans le bon sens.
Ça commence à ressembler à de l art
Comments are closed.