Je me suis glissée derrière le volant du premier SUV familial qui ne soit disponible ni en version thermique essence ni en diesel, mais uniquement en hybride. Il s’agit du Kia Niro. Un crossover qui rejoindra les concessions début Juillet 2016. Le Niro est un phénomène que je trouve très intéressant : il annonce la fin du bon vieux moteur à explosion qui propulse nos voitures depuis plus de 100 ans. Car le groupe Hyundai-Kia, 5ème constructeur de la planète, n’est pas un aventurier, mais un pragmatique. En faisant le choix de l’hybride et rien d’autre que l’hybride, le constructeur coréen estime que le marché automobile est prêt à basculer.
Kia Niro : l’offensive hybride
Le résultat s’appelle Niro, un SUV flambant neuf disponible uniquement en hybride essence + électrique d’une puissance cumulée de 141 ch. N’attendez pas la version diesel ou sans plomb de ce concurrent du Renault Kadjar ou Nissan Qasqhai, il n’existera jamais. Seul un hybride rechargeable, qui lui ajoutera quelques dizaines de km d’autonomie en tout électrique, verra le jour dans un an.
Moi-même plutôt adepte du bon vieux mazout, je dois avouer que ce Niro m’a converti sans problème avec sa ligne harmonieuse, sa conduite agréable qui pulse bien et, surtout, une conso ultra raisonnable de 6,5L/100 km (évidemment, loin des 3,8l des normes officielles). Atout supplémentaire qui m’a beaucoup plu : sa boite à double embrayage qui autorise même quelques ravageuses accélérations.
Habitacle spacieux et innovations
Le Kia Niro offre des places arrières royales et un coffre qui, s’il n’est pas phénoménale (427 litres à 1425 litres banquette rabattue), s’inscrit dans la norme, puisque la batterie n’en occupe même pas la moitié. C’est l’un des avantages d’une plate forme prévue pour l’hybride. (A l’inverse d’un Toyota Rav-4 Hybride, son concurrent, qui n’est qu’une adaptation du modèle classique). Afin d’exploiter au maximum l’habitacle généreux, le équipes d’ingénierie de Kia ont créé un nouveau type de siège avant plus léger tout en étant mieux rembourré et capable de minimiser la fatigue sur les longs trajets. J’ai apprécié les coussins ergonomiques qui offrent un maintien optimal au niveau des cuisses et des hanches.
Niveau technologie, j’ai trouvé le chargeur à induction pour téléphones portables bien pratique. Pas besoin de connexion filaire : ce chargeur s’active lorsque l’appareil (pour l’heure des Android) est simplement posé sur le socle.
Plus question de me perdre ou de perdre du temps : le Kia Niro adopte les services connectés par TomTom. Conditions de circulation en direct, prévisions météo, cartographie Europe (avec 7 ans de mise à jour gratuite) et accès à des services connectés…
Enfin, point de vue sécurité, le Niro propose des technologies anticollision très pointues comme le freinage d’urgence autonome de série sur Premium, le système de surveillance des angles morts, le système d’alerte de franchissement involontaire de la ligne… Sans oublier les 7 airbags présents dans l’habitacle et l’acier trempé à chaud pour renforcer l’habitacle.
Trois finitions : Motion, Active et Premium. La sellerie est en tissu pour le modèle d’entrée de gamme, en cuir-tissu pour la version Active et en cuir tendu et perforé pour le haut de gamme.
Sept coloris : Blanc Sensation, Gris Acier, Blanc, Noir Ebène, Gris Ardoise, Rouge Rubis et Bleu Lagon.
Tarifs : 26 990 euros (Motion), 28 990 euros (Active), 32 990 euros (Premium)
Kia est donc persuadé que l’hybride incarne l’avenir. Le Hyundai Ioniq qui lui aussi déboule, dès cet été, en versions électrique, hybride et hybride rechargeable uniquement, croit en cette tendance aussi.









« adepte du bon vieux mazout » mais comment hors considérations purement économiques on peut apprécier un diesel sans déconner…
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