Y’a pas écrit « Auto macho » au-dessus de mon bureau. Alors, à moi l’essai de la nouvelle Toyota Supra. Et en jupe et en talons ! Non de non.

Anne-Charlotte Laugier photo Michel Holtz
Anne-Charlotte Laugier alias CharlotteAuVolant / Toyota Supra 2019

La Toyota Supra testerait-elle ma souplesse et ma jeunesse ? Parce que pour s’installer à son bord comme pour s’en extirper, mieux vaut être un brin gymnaste. Car cette Supra est un véritable karting qui conserve ainsi les fondamentaux et le charme du modèle d’origine : assise basse, sièges enveloppants (Les bourrelets latéraux sont réglables en largeur et maintiennent efficacement en virages), haute console centrale où le bras repose à l’horizontale.

Conseil de CharlotteAuVolant : Attention au long capot majestueux bien large. Il faut faire ami(e)-ami(e) avec la Supra pour savoir où guider ses roues sur les parkings étroits.

Le volant est bien à la verticale aussi et les espaces vitrés tout riquiqui. Mieux vaut se concentrer sur la route car la nouvelle Toyota Supra fait défiler le paysage… très rapidement ! Le hurlement du 6 cylindres en ligne BMW m’avait largement prévenu quand j’ai appuyé sur le bouton « Démarrer ». Juste un conseil qui sent le vécu : évitez de respirer trop fort comme moi pour ne pas embuer à vitesse grand V le minuscule pare-brise (Oui, ça m’est arrivé et j’étais affolée avant d’actionner intelligemment la clim).

Nouvelle Toyota Supra : plaisir intense

La disponibilité légendaire du 6 cylindres est intact. Et la puissance des 340 ch se fait bien sentir sur cette propulsion qui vous propulse directement dans un autre monde. Un monde qui pulse, surtout en mode « Sport » avec la boite ZF qui égrène les rapports. Je teste les palettes : ça marche bien aussi ! Dans les virages, impossible de savoir que ma Supra pèse bien plus que moi sur la balance : un tonne et demie tout de même les amis ! A l’accélération, la miss se déhanche et prend bien la corde aidée de sa direction directe. Dans l’exercice, le confort de mes vieilles lombaires a même été préservé.

Cela fait de cette Supra une auto utilisable au quotidien. D’ailleurs, elle est particulièrement facile à conduire. Pas besoin de permis spéciale évidemment et, malgré le port d’éventuels talons, ça ne gêne en rien la conduite de cette sportive polyvalente.

A la conduite, j’ai adoré le son mélodieux du moteur de ma Supra à l’essai, sa performance et son équilibre enthousiasmant. Un régal pour le conducteur / conductrice et l’unique passager (Attention, strict 2 places avec un coffre de 290 litres pour seul rangement). A l’accélération, seule la fabuleuse Alpine A110 que j’ai testé ICI – moins puissante (252 ch) mais plus légère (415 kg de moins que la Supra), peut se targuer de faire aussi bien.

Toyota Supra 2019
La boue des petites routes de l’Yonne n’atteint que la carrosserie de la Supra, pas sa superbe.

Nouvelle Supra : l’univers BMW Z4

Outre le moteur, dans l’habitacle aussi j’ai retrouvé l’ambiance BMW même si la planche de bord est différente du Z4. Bien pratique l’écran 8.8 pouces et son interface qui sont repris, pour leur part, du fameux Z4. Les compteurs, eux, sont bien spécifiques à la Supra et rappellent l’univers des jeux vidéos.

En France, il n’y a que 900 exemplaires de cette super Supra. Son prix démarre à 65 900 euros. Mais un malus de 4 890 euros (plutôt raisonnable pour un modèle à six cylindres) vient s’ajouter à la note.

Et vous, que pensez-vous de la Supra ? N’hésitez pas à laisser des commentaires.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Bonus Supra Vidéo