Essai nouvelle Kia Picanto : voiture de rallye et cabine de maquillage

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Mais pourquoi est-ce que je fais fuir les vendeurs de voitures ? Parce que je veux tout. Une auto super maniable, super lookée, super habitable et super pas cher. Mais si, à cause de moi, tous les commerciaux de l’auto sont au bord de la dépression, ceux d’une marque pourraient bien s’en tirer sans ITT.

Ces heureux vendeurs sont ceux de chez Kia dont je viens d’essayer la nouvelle Picanto. La micro-citadine, rivale des Renault Twingo, Fiat 500 et autres Peugeot 108, coche pas mal de cases de mes desideratas. Elle est ultra maniable et grâce à ses 3,60m, elle braque dans une chambre de bonne. En plus, on ne s’y sent à l’étroit. J’ai même voyagé aux places arrière et casé dans les 255L du coffre (le record du genre) mes 2 bagages. Attention, je n’ai pas dit qu’on était dans un autocar, mais c’est un tour de force de réussir à dégager autant de place dans un si petit espace. Le secret de la Coréenne ? Un empattement élargi par rapport à la génération précédente. C’est du chinois pour vous ? En fait, l’empattement c’est la distance qui sépare les roues avant de celles de l’arrière. Alors en le rejetant le plus loin possible vers l’extérieur, on gagne de la place, puisque les passages qui abritent nos fameuses roues n’empiètent que sur le coffre et le compartiment moteur. Futé.

Nouvelle Picanto

Nouvelle Picanto : feu vert pour le moteur de 84 ch

On est donc à l’aise, Blaise. Mais comment ça se passe au volant Bertrand ? Pas mal du tout. A condition de choisir le moteur de 84ch. Car le petit bloc de 67ch, est à réserver aux zones 30. J’exagère, évidemment. Mais mieux vaut ne pas trop s’aventurer sur les autoroutes ou en montagne ainsi harnaché, pour cause de faiblesse de répondant. De toute façon, petit ou grand moteur, son terrain de chasse préféré, c’est les bouchons et les créneaux à l’arrache. Et dans les foules de voitures, la nouvelle Kia Picanto a un autre argument : on la reconnaît. Grâce à son petit look de voiture de rallye. En version GT-Line, blanche surlignée de rouge, on la croirait sortie d’une spéciale. Une allure qui colle bien à sa face avant, celle de toutes les Kia actuelles, et que ses concepteurs ont baptisés, un poil présomptueux, « nez de tigre ».

Niveau équipement, outre l’induction pour recharger les Smartphones, la Picanto s’offre le Carplay (voir la vidéo humoristique ci-dessous)

Ce n’est pas un félin notre Picanto, mais une bonne petite auto taillée pour nous les filles. D’ailleurs la marque, pas dupe, avoue que ses clients sont à 82% des clientes. Et Kia leur a fait un clin d’œil. Quand nombre de concurrentes se contentent de placer un miroir de courtoisie coté passager, ou pour les meilleures d’en rajouter un petit pas du tout éclairé coté conductrice, le coréen se la joue cabine de maquillage pour que les conductrices se refassent une beauté, au feu rouge uniquement, évidemment.

Une loge de maquillage mobile, ça doit coûter une blinde ? Pas vraiment. La nouvelle Picanto démarre à 10 990 euros. C’est à peine moins cher que la concurrence et pour une version GT Line de 84ch, il faut débourser 15 100 euros. Les rivales sont aussi à ce prix, mais il ne faudra pas oublier de se maquiller avant de grimper à leur bord.

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