Je me présente. Moi c’est Marion.

Et de mémoire de Marion, depuis que je sais lire, je lis tout le temps, je lis partout.

ratus et minaÇa a commencé en primaire, avec Ratus et Mina. Vous savez, Ratus a volé le vélo de Belo et Qui vole un œuf vole un bœuf… ? Non ? Passons…

L’important c’est que depuis, je ne me suis plus arrêtée de lire.

Au collège, je lisais sagement dans ma chambre. Mais très vite, il m’en a fallu plus, ma chambre était un espace trop exigu pour moi. Au lycée, je lisais dans le bus, le matin et le soir. Assise, debout, écrasée entre les gens… aucun complexe, j’étais happée par l’histoire.

En école de commerce, ça s’est gâté. En tant qu’étudiante, j’avais toujours très peu de sous (surtout après avoir payé l’école de commerce). Du coup, je lisais en marchant. Pour aller à l’école, et pour en revenir. Je me posais sur la piste cyclable et n’en bougeais plus, le nez dans mon bouquin. Comme la route était toute droite, je lisais in extenso de chez moi à l’école et vice versa. A part quand il pleuvait… Mais  comme mon histoire se passe à Lille, ça n’arrivait pas souvent…

Depuis que je travaille, que j’ai un peu plus de sous (un peu),  et que nous avons, mon ami et moi, une voiture, je lis en voiture. Pas au volant, quand même pas. Mais côté passager. Cette chronique  vous présente donc mes lectures en voiture.  Surtout les lectures sur autoroute, car sinon, j’ai quand même vite envie de vomir. L’autoroute, c’est vraiment parfait  pour lire, je vous invite à essayer ! Un bon moment au calme, sans personne pour nous interrompre, à part peut-être le gars du péage, mais ça va, ce n’est pas si souvent…

De battre mon coeur s'est arrêtéDonc le week-end dernier, comme j’allais à Rouen, j’ai profité de l’A13 pour entamer un nouveau roman. Confortablement installée dans mon siège, dossier légèrement abaissé pour la lecture, pieds sur le tableau de bord (pendant 2 minutes, après ça fait mal aux cuisses), lunettes de soleil sur le nez (2 minutes, pour la frime, mais j’ai dû les enlever, après je ne voyais plus rien, le temps étant ce qu’il est actuellement)…  j’étais parée !

Parée pour entamer « Saga », de Tonino Benacquista.

Tonino Benacquista, vous le connaissez peut-être mieux en tant que scénariste de quelques films de Jacques Audiard, tels que  « Sur mes lèvres » ou « De battre mon cœur s’est arrêté ».

SagaBenacquistaShortEn 1997, Tonino Benacquista écrit « Saga », qui retrace l’histoire de 4 scénaristes (en devenir, ratés, ou dans le creux de la vague) chargés par une chaine de TV française d’écrire le scénario d’une série à très bas coûts. En effet, recadrée par le CSA pour non respect des quotas de création française, la chaine est dans l’obligation de proposer à ses téléspectateurs 80 épisodes de pure création française. 80 épisodes, diffusée à 4H du matin, laissant une totale liberté à l’imagination de nos 4 scénaristes, à condition qu’ils ne coûtent rien : pas de scènes en extérieur, pas plus de 8 personnages par épisode…

Et là, ça a été une petite révélation. Un style d’écriture très sympa, avec du mordant.  Je me suis laissée happer par l’histoire, les personnages aux profils psychologiques délectables. Ce qui est très fort dans ce livre, c’est qu’on en ressort avec très peu d’éléments sur le scenario même de la série Saga. Mais on en a appris tellement sur ses 4 auteurs  qu’on a le droit à leur petite saga à eux. A travers eux, on touche du doigt une autre saga, aussi riche et palpitante…

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