La guerre est déclarée. Les « assistants d’aide à la conduite » ou « avertisseurs de radars », si vous préférez, sont chauds bouillants ! A ma droite, le numéro un français, champion toutes catégories des applications communautaires, j’ai nommé… Coyote ! A ma gauche, fraîchement débarqué d’Israël, l’outsider aux dents longues, j’ai nommé Waze.

Pour bien comprendre les enjeux de ce combat des chefs, un petit historique s’impose.

Coyote vs Waze

Coyote, né avertisseur de radar en 2005,  a dû revoir sa fonction première sous peine de disparaître. Souvenez-vous : en 2012, les pouvoirs publics veulent interdire Coyote parce qu’il indique précisément aux automobilistes où se trouvent les radars. Pour survivre, Coyote a ce coup de génie : signaler les « zones à risque ». Garmin, Wikango et TomTom suivent le mouvement. Aujourd’hui, grâce à ce virage imposé, Coyote se positionne comme un véritable acteur de la sécurité routière portant le nom « d’assistant d’aide à la conduite ».

A peine arrivé en France, Waze affiche le culot du débutant. La start-up israélienne, débarque sur scène et agite les anciens fantômes de Coyote. Bizarrement, ce GPS social qui repose également sur la contribution de ses utilisateurs a le droit, lui, d’indiquer la localisation exacte des radars et même des contrôles d’alcoolémie.

Concurrence Waze

Derrière Waze il y a Google…

Convoité par Facebook, c’est finalement Google qui a racheté Waze pour 1.3 milliard de dollars en liquide. Intégrée à Google Maps, l’application fait désormais partie de la stratégie publicitaire du moteur de recherche. Fondée en 2008 par trois Israéliens, Uri Levine, Ehud Shabtai et Amir Shinar, Waze a rencontré un immense succès dans le monde entier. 1 million d’utilisateurs en 2009, 51 millions en juin 2013, 70 millions en cette fin d’année 2013… Angelina Jolie et d’autres stars américaines ont même prêté leur voix à Waze pour nous indiquer la route…

Quand la pub déboule dans l’habitacle

Waze possède un atout majeur : contrairement à la concurrence, il est  gratuit. Il suffit de télécharger l’application et de s’inscrire avec un pseudo pour devenir un « Wazer ». Comment Waze peut-il gagner de l’argent alors ? En offrant à des annonceurs potentiels de la visibilité sur les cartes. Revers de la médaille, les automobilistes doivent supporter des fenêtres de pubs intempestives sur leur smartphone.

La cartographie de Waze est participative et donc constamment réactualisée. Grâce à sa réactivité à fleur de peau, Waze a notamment permis de sauver des vies suite au passage du typhon Haiyan aux Philippines. Comment ? En aidant les utilisateurs à trouver un point de secours en tapant « Help ».

Ce que j’en pense

Il y a quelque chose qui m’échappe. Au-delà de la « concurrence déloyale » que pointe du doigt Didier Quillot, le PDG de Coyote, je me demande comment Waze passe aussi facilement à travers les mailles de la loi Française ? Si quelqu’un a la réponse, ça m’intéresse.

J’ai pris mon petit clavier et j’ai écrit à Waze via twitter qui m’a répondu :

@charlottevolant au lieu de s’en prendre a un « presque concurrent » il devrait renégocier le décret

A cette sentence, j’ai envie de réponde « mais vous êtes sûrs qu’une entreprise a le pouvoir de (re)négocier un décret ?

Les fenêtres de pubs qui s’ouvrent sur Waze posent tout de même un vrai problème : celui de la concentration au volant.

 

 

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