Si on se contentait de parcourir son catalogue, jamais on ne l’achèterait. S’offrir une auto à 73 000 euros, laquelle n’a ni GPS, ni feux ni essuies glace qui s’allument tous seuls, pas même une direction assistée, c’est presque un scandale… Certes, elle un coffre, mais il ferait passer celui d’une citadine pour un container de cargo. En plus, cette Alfa Romeo 4C Spider n’a pas de toit. Enfin si : une toute petite capote qui s’enlève à la main et se range dans le coffre (mais où laisser mon sac à mains ?).
Ils ne se moqueraient pas de nous, par hasard, les Transalpins ? Un peu refroidie par ce générique je me glisse quand même au volant pour m’en aller faire quelques tours à bord de la spartiate. Sur une route de campagne, c’est pire, l’engin tire à hue et à dia. Sa direction se laisse embarquer par ses roues XXL, la moindre déformation pousse l’auto là où je ne veux pas. Le coude à la portière ? N’y pense même pas Barbara. Je m’agrippe comme je peux au cerceau pour tenter d’atteindre mon but.
- 1er grand enseignement : le circuit, un endroit que cette Spider 4C ne devrait jamais quitter
Sur un circuit, la courte auto de moins de 4m semble revivre. Et moi aussi par la même occasion. Car elle y est chez elle mieux que personne. Sur un ruban fermé, l’italienne en devient même confortable, comme si elle voulait me remercier de l’avoir ramené à la maison. Car elle s’y transforme. Quand la plupart des autos de série, confortables sur la route, se gondolent dans tous les sens, se tordent au premier appui, elle ne bouge pas. En carbone et alu, son châssis est imperturbable. Sa direction que je maudissais, je la remercie pour sa précision. Ses freins qu’il fallait enfoncer des deux escarpins avant d’affronter le moindre dos d’âne (en frottant) sont ici dosés comme il faut. Le boucan du diable que produit son 1.7l turbo de 240 ch ? Un peur bonheur. De toute façon, l’autoradio (en option) que je n’entendais pas, je m’en fiche comme de mon premier tête à queue. J’enchaîne les courbes avec le sourire grand large des enfants qui grimpent pour la première fois sur le camion des pompiers d’un manège.
Sauf que le tour de manège s’arrête toujours trop vite. Comme moi, vous en redemanderez. Et vous vous direz que vous feriez bien votre quatre heures à borde de la bouillante milanaise. A condition d’avoir une première voiture grande et confortable dans son garage et une deuxième petite et maniable pour aller au boulot. Mais éventuellement, en troisième voiture, on s’offrirait bien ce jouet. A condition d’avoir un grand garage. Et un grand porte-monnaie.







c’est tout de même plus cher, et visiblement moins confortable qu’un Boxster Porsche
Même commentaire que précédemment : je ne vois pas comment on peut choisir cette voiture plutôt qu’un Boxster. La Porsche est beaucoup plus confortable, aussi performante sur circuit (voire plus, grâce à une meilleure boîte), à un 6 cylindres, et je ne parle même pas de la revente.
Reste le look de la 4C, indéniablement très réussi, mais on ne peut pas dire que le Box soit moche non plus…
Certaines personnes choisissent l’Alfa Romeo parce qu’elle est différente et sympa.
Elle a un coté séduisant a l’Italienne. Pour ceux qui veulent acheter une bonne voiture, la Porsche est gagnant bien sur.
C’est une voiture pour le circuit!!! Vous pouvez pas rouler sur nos routes avec ce bolide entre les dos d’ane et les radars cest impossible. Moi perso j’adore <3 mais ca restera un reve inaccessible
Bonjour Agnes ! Suis bien d’accord avec vous. Comme je le dis dans mon papier : « 1er grand enseignement : le circuit, un endroit que cette Spider 4C ne devrait jamais quitter » 🙂 Bonne journée
Juste un petit up, j ai une 4c que j’utilise au quotidien et même à basse vitesse elle offre des sensations que peu de voitures peuvent offrir, elle est certes pas pratique, mais pour aller au boulot, aller retour et balade sportive, elle est parfaite
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