PRK : le millésime 2018 de l’indispensable baromètre de l’automobile est paru

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Comme chaque année, le PRK (prix de revient kilométrique) concocté par l’Argus livre ses enseignements. Et en 2018, un constat s’impose : le diesel coûte plus cher que l’essence. Quant aux autos les moins chères, elles ne sont pas toujours celles que l’on imagine. Même constat pour les plus luxueuses.

C’est un baromètre de l’automobile qui revient chaque année et qui, chaque année, nous rappelle qu’une auto, de son achat à son usage en passant par son entretien coûte de plus en plus cher. Ce thermomètre du prix qu’il fait, c’est le PRK (prix de revient kilométrique), un outil précieux conçu par mes confrères de l’Argus. C’est un indicateur utile au moment d’acheter une voiture, mais attention, il ne relève pas de la science exacte. Car les critères pris en compte (prix d’achat, bonus-malus, carte grise, financement, assurance, frais de carburant, etc), sont calculés selon les données publiques livrées par les constructeurs. Or, chacun sait que le prix de vente « catalogue » d’une voiture neuve est très rarement celui qui sera effectivement payé par l’acheteur. De même la consommation prise en compte pour le calcul du PRK est celle obtenue lors de l’homologation européenne du modèle augmentée de 15%, pour mieux coller à la réalité de la route. Reste que la différence est bien souvent bien au-delà de ce pourcentage. Qu’importe, le PRK est un excellent indicateur, surtout lorsqu’il s’agit de comparer le coût de plusieurs modèles. Et de tirer quelques enseignements d’ordre plus généraux.

Le diesel plus cher que l’essence

Le prix du gazole a fortement augmenté à la pompe depuis le 1e janvier dernier. Toutefois, il n’égale pas encore tout à fait celui du sans plomb. Et puis, un moteur diesel consomme toujours un peu moins que son concurrent au SP 95, malgré les progrès de ce dernier. Alors lequel des deux est le moins cher au kilomètre ? Le PRK a tranché, et l’essence a gagné. Démonstration avec deux modèles parmi les plus vendus en France. Ainsi, une Peugeot 308 diesel de 100ch coûte 5cts de plus, à chaque kilomètre, qu’une 308 110ch essence pourtant plus puissante, mais à finition équivalente. Même constat pour le SUV Renault Captur, même si le différentiel entre l’essence et le diesel est moins élevé à puissance similaire. La version diesel 90ch coûte ainsi 3cts de plus que la version essence.

Des disparités entre les modèles

L’autre enseignement du millésime 2018 du PRK tient dans la différence, parfois surprenante entre les modèles les moins chers du marché. Le prix de revient kilométrique le plus bas est fort logiquement obtenu avec une Dacia Sandero essence de 75ch qui est aussi la voiture la plus vendue en France aux particuliers et ne coûte que 33cts au km. Mais dans cette liste des premiers de la classe, on s’aperçoit qu’une autre Dacia, le Duster, pourtant équipé d’un diesel de 90ch et d’une taille fort respectable coûte 3cts moins cher qu’une toute petite Opel Karl de seulement 75 ch à essence. Des surprises, on en trouve également dans le bas du tableau, où se nichent forcément les autos de très haut de gamme les plus chères. Ainsi, le gros Jeep Grand Cherokee, qui tout premium qu’il soit ne peut être rangé au rayon luxe, coûte 3,01 euros du kilomètre, soit plus cher qu’un Maserati Levante ou qu’un Porsche Cayenne. La différence entre le gros SUV allemand et l’Américain atteint même 26 cts. Étonnant. Tout aussi étonnant est le record établi par le nouveau Range Rover Velar. Avec 3,78 euros du km, il explose tous les records et dépasse même de plus d’un euro le Porsche Macan. Le luxe est peut-être en train de changer de continent, ou plutôt de sous-continent, puisque Land Rover est aux mains de l’indien Tata.

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