Les comportements sexistes, le harcèlement et les agressions contre les femmes restent un fléau, notamment dans les transports en commun. 100% des femmes utilisatrices des transports ont été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement sexiste ou d’agressions sexuelles ( Enquête du Haut Conseil à l’Egalité, 2015). Une toute nouvelle enquête de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme datant de ce 18 avril 2017, révèle que la moitié des femmes a peur dans les transports en commun.
La liberté des femmes est loin d’être gagnée, même en France. Pour éviter certaines stations, certains horaires, nous faisons attention à notre tenue vestimentaire. Pour nous protéger, nous sommes obligées de développer d’incroyables stratégies. Même au 21ème siècle, la crainte d’être harcelée affecte la vie des femmes. D’ailleurs, les filles sont largement plus effrayées que les hommes à l’idée de prendre les transports publics. C’est ce que révèle une étude publiée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU). Les résultats portent sur l’année 2015 et révèlent que les filles sont 56,3% à ressentir de l’inquiétude contre 26,7% des hommes. Des chiffres élevés qui reflètent une réaction légitime : 37% des sondées disent avoir été victimes d’un vol sans violence et 39% d’agression sexuelle.
RER : la bête noire
Côté type de transport, c’est le RER qui effraye le plus (35,1%), devant le métro (30,6 %), le train (26,6%), le bus (18,7%) et le tramway (13,7%). La peur d’utiliser un transport en commun est si présente que 6,2 % des femmes déclarent avoir évité de prendre un transport de peur de se faire agresser. Ce pourcentage est quatre fois moindre chez les hommes.
Pour redonner confiance à la gent féminine, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et du Syndicat des transports de la région, a imaginé des mesures pour rassurer les usagères. L’arrêt à la demande pour les femmes entre deux stations de bus est, par exemple, à l’état de test. A Lyon, pour rassurer et dissuader le passage à l’acte de personnes mal-intentionnées, une campagne rappelle la présence de caméras dans les stations de métro, dans les bus ainsi que dans les tramways.
A CONNAITRE
L’application HandsAway, qui permet de signaler la présence de «frotteurs» et autres agresseurs sexuels, mais aussi d’être mis en relation avec des «anges-gardiens», avec qui les femmes victimes de harcèlement peuvent échanger.



