Il faut croire que certains se laissent mener en bagnole. Les millions de spectateurs qui se sont déjà rués dans les salles pour voir – attachez vos ceintures – Fast & Furious 7, s’imaginent que cette saga n’est pas qu’un produit de (très) grande consommation et voient des symboliques jusque dans le levier de vitesse. Pourtant, qu’est-ce qu' »FF7″ à part une succession de scènes de poursuites en caisse entrecoupées de pauvres intrigues plaquées çà et là ? Qu’est-ce que Fast & Furious hormis une sorte de série « Avengers » avec des bolides ? Si vous étiez venu pour des voitures et leurs splendides chauffards, vous ne retrouvez qu’une chose : des explosions partout.
Fast & Furious 7 : des autos tunées comme on en voit plus qu’au Custom show de Laroche Migennes
La 7ème édition de la saga « Fast & Furious » est le plus gros lancement de l’histoire du studio Universal. Le film de James Wan mêlant courses de voitures, cascades, intrigues internationales et une « famille » de personnages, déchaîne les foules : les spectateurs se précipitent à chaque épisode sur la franchise F&F. Alors que la septième mouture du block buster testostéroné déboule sur nos écrans français, il est temps de se poser les bonnes questions. Qu’est ce qui peut bien passionner les hordes de spectateurs dans une histoire somme toute indigente, avec des autos tunées comme on en voit plus qu’au Custom show de Laroche Migennes ? Avec, en prime, des comédiens aussi expressifs que des masques vénitiens ? Et des gros plans sur des figurantes en string avec du gros rap en fond sonore ? J’ai l’impression que Fast & Furious fonctionne comme les films d’horreur. Ca hystérise le public et ça donne à la fois du clinquant et des frissons sans raison, simplement en montrant tout ce qu’on n’a pas le droit de faire (comme parachuter des bagnoles ou ravager Los Angeles à coups de drone Predator).
Détruire 230 bagnoles sur un tournage, par exemple, ça plaît bien. Ce côté show où l’on détruit des autos, ca a un côté dément. Certains passionnés tentent même de récupérer les épaves du film. Du coup, l’équipe du film est chargée de les broyer. Autre élément morbide qui doit exciter les spectateurs : l’acteur Paul Walker – qui incarnait le personnage Brian O’Conner – est mort pour de vrai dans un accident de voiture en 2013 en plein tournage, juste avant le clap final. Pour le remplacer, rien de plus facile : une doublure numérique a pris le relais. Tout cela alimente une sorte de mythe mystique et malsain autour de Fast & Furious. Vin Diesel vient d’annoncer que ses aventures derrière le volant étaient loin d’être terminées. On aura encore droit semblerait-il à ce cinéma « Fast Food and Furious »….




