Tout le monde est content de l’e-prix de Paris. Enfin presque. A l’issu de ce premier Grand Prix de Formule E dans la capitale, Di Grassi le vainqueur nage dans le bonheur. Ses sponsors aussi. Tout comme l’écurie DS qui place l’un de ses pilotes, Jean-Eric Vergne à la deuxième place (et communique comme s’il avait gagné). Même le boss de PSA (dont DS est l’une des marques) a fait le déplacement et le tour du circuit de l’e-prix à bord de l’E-Tense, le concept car dévoilé à Genève.
e-prix de Paris : Dérapages incontrôlés
Les sponsors ravis, leurs invités aussi, tout comme la Mairie de Paris qui affiche une satisfaction obligée ne parviennent tout de même pas à cacher le flot de mécontentements qui s’est écoulé dans les médias et sur le réseaux sociaux tout au long du week end. Les spectateurs se sont plaints, à juste titre, d’avoir déboursé 20 euros, sans voir la course, puisqu’ils étaient cantonnés derrière de hautes grilles recouverts de la pub des sponsors. La faute à une totale privatisation de l’événement. Car le deal était clair entre eux et la Mairie de Paris : le show ne devait pas coûter un centime au contribuable. Du coup, pour réunir le million d’euros nécessaires, Alejandro Agag, l’Espagnol metteur en scène de l’affaire, s’est tourné vers des partenaires privés. En échange de leurs deniers, ils ont exigé une présence maximum, histoire d’être visible sur Canal qui retransmettait l’épreuve. En plus, leurs invités ont pu s’asseoir en tribune pour suivre la course, alors que les spectateurs payants sont restés cantonnés derrière les grilles.
e-Prix de Paris : quand les politiques gâchent la fête
Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, les politiques s’en sont mêlés, histoire de dégommer leurs meilleurs ennemis, généralement ceux de leur propre camp. Ainsi, les écolos du conseil de Paris se sont insurgés contre la pose du bitume provisoire qui sera retiré cette semaine. A droite, NKM s’est plainte du mauvais traitement fait aux spectateurs, histoire d’embêter sa rivale des Républicains, Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement où s’est déroulée l’épreuve. Et comme les Centristes ne voulaient pas être en reste, ils ont envoyé Marielle de Sarnez et Yann Wherling s’emporter contre une course où les voitures vont vite, ce qui nuit à la sécurité routière.
Autant de prises de paroles inutiles et d’accrocs organisationnels justifiés qui ont quelque peu gâchés la fête et le but de cet E-Prix de Paris qui était, avant tout, de démontrer que la voiture électrique n’est pas juste un moyen de transport triste, mais une voiture de sport fun.




J’aime bien la conclusion de cet article. 🙂
Une histoire de fric a encore gâché la fête.
Y a plus qu’à espérer que la leçon soit retenue pour l’année prochaine !
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