Rappelons l’affaire : le constructeur Volkswagen (récemment numéro 1 des ventes devant Toyota) vient de se faire attraper la main dans le sac. En cause : un logiciel trompeur qui régule les émissions de Nox de ses moteurs diesel en cas de contrôle. 11 millions de Volkswagen dans le monde seraient équipés du logiciel de trucage selon le constructeur lui-même. Ce scandale du diesel trafiqué pourrait bien se transformer en avalanche sur l’ensemble de l’industrie automobile mondiale. En effet, il est fort probable que les autres constructeurs aient fait comme VW aux Etats-Unis (Et que VW ait joué le même jeu en Europe aussi). Car les marques savent parfaitement qu’en Europe il n’y a pas de contrôle postérieur. Une enquête au niveau Européen va être lancée.

Diesel : pourquoi avoir installé un logiciel tricheur ?

Il faut dire que c’est tentant d’installer un logiciel tricheur. Les ingénieurs de toutes les marques savent très bien que les systèmes actuels de dépollution de sont pas fiables et s’abîment avec le temps. D’où les pannes à répétition des vannes EGR et des systèmes de pièges à Nox destinés à faire rentrer les moteurs actuels dans le carcan des normes imposées aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Du coup, faire fonctionner ces trucs sophistiqués le temps de l’homologation, c’est évidemment très alléchant. Les systèmes antipollution ne fonctionnant peu ou pas, le reste du temps, ils ne s’abîment pas.

Des voitures plus propres mais plus chères

Le scandale Volkswagen va sans doute toucher d’autres constructeurs. Une fois l’affaire terminée (VW s’expose à payer 16 milliards d’euros et au coût du rappel des 500 000 véhicules concernés), chacun retournera dans son bureau d’études pour tenter d’améliorer les choses et fiabiliser leurs systèmes. Une recherche et des systèmes qui coûteront cher. Et qui coûtent déjà cher. C’est pour cela que nos citadines ne sont pas disponibles en diesel. Leur dépollution entraînerait un surcoût de 2500 euros. En ce qui concerne l’essence, la chasse des autorités se focalise sur le CO2. Un domaine où la triche est de règle. Même si elle est bien connue. Mais le jour où les autorités se pencheront sur la véritable consommation de nos autos (excédant en moyenne de 30% les chiffres annoncées par les constructeurs et vérifiées par les normes), c’est nous, les automobilistes, qui paierons l’addition. Mais pas sur la facture d’achat de notre véhicule. Au travers du malus écolo qui va de 150 à 8000 euros. Car la vraie consommation fera basculer de nombreux modèles aujourd’hui exemptés de ce « cher » malus. Ainsi, si la triche est mauvaise pour la planète terre, elle est parfois bonne pour le porte-monnaie.

1 COMMENT

  1. Volkswagen-Gate. Das Auto-Skandal.
    Des émission de particules fines toxiques (NOx…), jusqu’à 40 fois plus que les normes admises.
    Pour faire du profit, certains tueraient Terre et Mer.

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