Clic. Clac. J’ai pris en photo, derrière mon pare-brise, un magnifique coucher de soleil puis une copine en train de faire la folle, sous la pluie, avec son parapluie, façon Mary Poppins, en plus sexy, devant mon pare-choc. Cette dimension ludique et créative que revêt la Connected Cam, la petite caméra embarquée dans le rétro intérieur de la nouvelle Citroen C3, évidemment, me séduit. Via une appli, je peux même partager toutes mes photos et vidéos avec mes fans sur les réseaux sociaux. Cette Connected Cam, première du genre a être intégrée de série à une citadine, est donc capable d’animer à elle seule toute ma communauté.

Dashcam
Connected Cam : Via une appli, je peux même partager toutes mes photos et vidéos avec mes fans sur les réseaux sociaux

Connected Cam : big brother, sors de ce boîtier

Ce qui me pose un peu plus problème, c’est son âme de cafteuse. Peut-être qu’un jour je serai bien heureuse, suite à un accident, de voir, en cas de litige, que ma Connected Cam me défend, car elle enregistre les 30 secondes qui précédent un choc et envoie tout sur le disque dur. Mais c’est surtout la voie publique, les piétons, mes destinations, des trucs assez privés finalement et qu’elle filme tranquillement, qui me chagrine.

Serais-je vieux jeu ? En Russie, ça fait belle lurette que la Dashcam est obligatoire. Là-bas, on cherche à combattre les fraudes à l’assurance — par exemple un piéton qui se jette volontairement sous les roues des voitures — et on cherche à prendre en flagrant délit les rackets orchestrés parfois par les forces de l’ordre. Depuis 2014, aux Etats-Unis, les voitures commercialisées sont systématiquement équipées d’une dashcam. Quant aux British, seuls les taxis ont obligation d’en posséder une, tandis que certaines assurances les proposent aux jeunes conducteurs en échange d’une baisse de leurs cotisations d’assurance.

A quand l’obligation, en France, pour tous les assurés ?