Les filles, vous êtes vraiment trop prévisibles. On vous soupçonne depuis des lustres de vénérer les petites autos chics et au premier sondage venu vous tombez dans le panneau. Il suffit de vous demander quelle est votre voiture préférée pour que vous répondiez en chœur : la Fiat 500. Vous ne seriez pas en train de confondre rêves et réalités ? Le rêve d’une petite auto dans laquelle vous seriez enfin seule et libre opposé à la réalité du SUV de tous les jours chargé d’enfants, de copains d’enfants et de beaux-parents.

C’est connu, les femmes aiment les citadines, faciles à garer pour aller shopper. Comme si, elles ne bossaient pas, vivaient forcément seules et passaient leur temps à courir les magasins. Cet absolu clicheton de la fille en Mini est tellement facile à battre en brèche qu’il ne saurait passer le barrage de la première enquête. Sauf que pas vraiment.  Le site Autoways a compulsé les fiches de commandes de voiture pour savoir qui achetait quoi. Et les résultats ne renverse pas vraiment la table des préjugés : les filles s’offrent des petites citadines telles que la Fiat 500 (73%), l’Opel Adam (72%), la Toyota Aygo ( 68%) et la Suzuki Swift (65%). Et comme s’il fallait que tous les clichés nous collent à la peau, Autoways montre aussi la part faible des filles dans les labels sportifs et luxueux : moins de 10 % pour Aston Martin, Bentley, Lamborghini ou Alpine. Heureusement, toute règle s’accompagne d’une exception et elle s’appelle Audi. Le Roadster TT est, qui l’eut cru, majoritairement acheté par des filles, avec 62 % des ventes. La marque aux anneaux est d’ailleurs la firme premium la plus féminine (33,5 %). Mais ces anneaux cachent tout de même la forêt des clichés.

Sauf si l’on considère ces achats de petites autos d’un peu plus près. Qui s’offre des citadines ? Des femmes célibataires qui en ont besoin pour aller au boulot, ou pour leurs déplacements privés. Mais en quoi roulent-elles lorsqu’elles sont en couple et qu’elles ont des enfants ? En monospace hier, et en SUV aujourd’hui, histoire de faire le taxi tout au long de la semaine entre l’école et les activités des bambins. Sauf que toutes ces autos, qu’elles utilisent, n’ont pas forcément une carte grise à leur nom, puisqu’il est parfois à celui de leur conjoint. Autant d’autos féminines qui échappent donc aux radars de l’enquête Autoways.