C’est une épidémie. Depuis quelques années, les petites et moyennes autos se raréfient en version trois portes. Où sont nos années à courber l’échine pour grimper à l’arrière de l’habitacle en ayant pris soin de replier le siège avant qui, évidemment, ne retrouvait jamais sa position initiale lorsqu’on le remettait en place ?
Les faux coupés avec leur trois portes se font la malle sans explication. Pratiques pour les fauchés puisqu’elles étaient moins chères que les versions cinq portes, ces autos avaient, en outre, l’avantage de donner un (tout petit) côté sportif. Mais petit à petit, elles ont déserté les catalogues des constructeurs.
Renault a annoncé la fin des voitures à trois portes
Renault a ouvert le ban en 2012. Surprise de l’année et de la quatrième version de la citadine française : pour la première fois, aucune trois portes n’est au programme, pas même pour la très virile Clio RS de 200ch. Le losange récidive avec sa nouvelle Megane apparue cette année, emboîtant le pas à Peugeot et sa 308, toutes deux privées de versions fermées à l’arrière. Et l’affaire n’est pas que franco-française. La compacte Nissan Pulsar mise tout sur son énorme place à l’arrière et sur ses 5 portes. Même dans le haut de gamme, on n’en veut plus des trois portes. La Volvo V40 n’en propose pas, pas plus que la Mercedes Classe A.
BMW et Volkswagen : les derniers résistants des autos à trois portes
Heureusement, BMW veille au grain. Sportivité de la marque oblige, le bavarois propose toujours ce système sur sa Série 1. Le groupe VW fait de même avec ses Volkswagen Golf et Polo toujours déclinées ainsi, tout comme les Audi A1 et A3. Mais ces derniers résistants pourraient bien eux aussi céder aux sirènes des cinq portes uniques. C’est qu’il faut faire des économies à Volfsburg, histoire de payer la lourde amende de 15 milliards d’euros réclamée par les Etats Unis pour la bourde du logiciel tricheur. Et comme les trois portes se vendent mal et qu’il est coûteux de développer un double système d’emboutissage de tôles, les dirigeants des anneaux évoquent la suppression des trois portes pour les futures versions de leurs petites A1 et moyennes A3. Quant à Volkswagen, il n’a aucune raison de ne pas suivre le grand frère, sommé lui aussi de faire des économies. Ce jour-là, on en aura définitivement fini avec les contorsions des passagers obligés de grimper à l’arrière.
Texte M.H





