Bugatti, c’est fini. Le tout dernier exemplaire de la voiture la plus extravagante du monde a quitté son atelier de Molsheim dans le Bas-Rhin pour aller faire la belle, une ultime fois, au Salon de Genève 2015 dans une grosse semaine. Car la Bugatti Veyron n’est plus fabriquée. Et pour toutes celles, et ceux –et ils sont nombreux- qui ne pouvaient s’offrir une bagnole à 2,3 millions d’euros (sans les options) et qui économisaient pour l’acheter une fois la cagnotte constituée, le rêve est terminé.  Il va falloir oublier l’incroyable cavalerie de plus de 1000 chevaux, son V16 et sa vitesse de pointe de plus de 400 km/h. En même temps, on peut comprendre le groupe VW, propriétaire de la marque, qui arrête la production d’une voiture qui fête ses dix ans cette année, un siècle dans l’existence d’une auto. L’Allemand aura quand même écoulé 450 exemplaires de sa folie roulante en une décennie ce qui, vu le prix et l’inutilité totale de l’engin, est en soi un exploit.

Bugatti la fin

Pourtant, toute marque digne de ce nom présente une remplaçante lorsqu’elle arrète la production d’un modèle. Pas Bugatti. Ce qui en rajoute évidemment au mystère. Que sera la nouvelle auto de Molsheim ? Selon les milieux bien informés, puisque c’est ainsi que l’on définit les rumeurs plus ou moins fiables pour les crédibiliser, VW tenterait de produire une berline de luxe. Une Royale moderne, en hommage à l’absolu chef d’œuvre d’Ettore Bugatti. On est d’accord. Et même si un jour, les ateliers de Molsheim accouchent d’un SUV, d’un monospace ou d’un camping-car, on acquiesse. Tant qu’il ne travestissent pas ce qui fait le sel des productions alsaciennes d’antan et de maintenant : un épice constituée d’inutile, d’extravagance, de rêve irréaliste et de performances.

2 COMMENTS

  1. Une plus petite, j’espère. Cette Veyron ne rentre pas dans mon garage.

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