Pékin 2018 : la Chine s’est éveillée, et le monde de l’automobile peut trembler

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C’est le nouvel Eldorado. Personne ne peut plus faire l’impasse sur la Chine. C’est depuis 2008 le premier marché automobile du monde et il s’y est vendu l’an dernier 22 millions de voitures particulières, un chiffre en progression de 18 %. C’est beaucoup et c’est loin devant le numéro deux : les États-Unis avec ses 17 millions d’autos immatriculées dont les ventes ont tendance à baisser ces temps-ci. Et non seulement le pays au près de 1,4 milliards d’habitants attire toutes les marques mondiales, mais il est aussi en train d’influencer tout le reste de la planète roulante.

Les nouveautés sont chinoises avant d’être européennes

Il est loin le temps où les salons de Pékin et Shanghai se contentaient d’accueillir des nouveautés déjà vues à Detroit, Francfort, Genève ou Paris. Au Pekin motor show qui se déroule jusqu’au 28 avril sont dévoilées des premières mondiales, et même, comme ce fut le cas l’an passé, des nouveaux modèles qui ne sont toujours pas arrivés chez nous. C’est le cas du C5 Aircross. Ce SUV Citroën, qui débarquera au Mondial de l’auto en septembre roule déjà en Chine depuis 2017 ou il s’en est écoulé 30 000 exemplaires. A l’inverse, cette année, les Chevrons présentent à Pékin une version allongée du C3 Air Cross, le SUV urbain de la marque qui roule chez nous depuis plusieurs. Reste que ce C3 limousine n’est pas prévu sur notre marché pour le moment. Mais Citroën ne s’interdit rien. Un indice : le petit SUV agrandit s’appelle C4 Aircross et pourrait se transformer en chainon manquant entre le C3 et le C5.

Les constructeurs locaux ont redoré leur image

Mais cette offensive des constructeurs mondiaux vers la Chine bute sur la résistance des marques locales, de mieux en mieux implantées. Certes les marques étrangères contrôlent encore 55 % des ventes automobiles en Chine, mais leur part de marché s’effondre face aux marques 100 % chinoises. Ces dernières maîtrisent un créneau en plein boom : celui des 4×4 urbains (SUV), qui se vendent à plus de 40 % auprès des particuliers. Ce rebond des constructeurs locaux est lié à leur changement de stratégie. Réputés bas de gamme et de mauvaise qualité, ils ont su redorer leur image en s’alliant à des groupes étrangers, comme Dongfeng avec PSA ou Geely avec Mercedes. C’est Geely également qui détient la totalité de du capital de Volvo, la marque premium qui monte. Résultat de ce changement d’image: depuis 2016, trois marques locales se sont glissées dans le top 10 des meilleures ventes chinoises, et la course est loin d’être achevée. Car la bataille suivante vient à peine de commencer.

L’avenir des voitures électriques se joue en Chine

Toute la planète automobile s’apprête à basculer dans la voiture électrique ? La Chine n’est pas pour rien dans ce grand chambardement. Les autorités locales incitent les habitants des grandes villes à acheter des autos électriques. Et l’incitation n’est pas un simple conseil : elle en passe par des quotas stricts. En 2025, un cinquième de l’ensemble des voitures vendues dans le pays devront être électriques ou hybrides rechargeables. Ce qui pourrait représenter près de 6 millions de véhicules. Les constructeurs étrangers entendent bien en profiter et Volkswagen en premier, qui débarque à Pékin avec son armada de voitures zéro émission, et ses 15 milliards d’investissements dans ce domaine. Mais l’Allemand de Wolfsburg n’est pas seul et BMW comme Mercedes entendent bien en profiter. Des milliards que ces groupes n’entendent pas rentabiliser dans ce seul pays. Et si toute la planète bascule dans l’électrique c’est bien parce que la Chine a donné le signal du grand chamboul’tout. Preuve s’il en fallait une que c’est bien l’empire du milieu qui dicte désormais les lois de l’automobile mondiale.

1 Comment
  • lld maroc
    avril 27, 2018

    salut
    je vous remercie pour cet article vraiment j’en ai besoin notamment que je suis dans le monde de la LLD au mroc

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