Ma chronique Mercedes C 300 cabriolet pour le Moniteur automobile

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Depuis 9 mois, j’écris des chroniques dans les pages du Moniteur Automobile. Moi qui, justement, rêvais d’être Belge… J’y suis donc un peu. Cette semaine, je te propose de découvrir mon essai de la Mercedes C 300 cabriolet.

C 300

Quand le chef m’a dit « CharlotteAuVolant tu vas essayer un coupé Mercedes », j’ai pensé que s’il voulait me traiter de vieille, c’était réussi. C’est vrai quoi : est-ce que j’ai l’âge d’essayer un coupé Mercedes alors que je suis est une pistarde, une bagnolarde, une fille qui mettrait Lewis Hamilton à mal. Monsieur le Patron s’imagine que j’ai les lombaires compressées comme un César et rêve de me voir au volant d’un triste tapis volant qui se conduit du bout des gants. Mais que voulez vous, faut bien nourrir sa famille. Alors me voilà en route vers l’étoile, ou plutôt l’un de ses représentants sur terre : un coupé Classe C. Et en regardant l’engin, je me prends à enguirlander le brave homme qui me tend les clés. « Vous croyez me berner comme ça, mon bon ami ? J’ai demandé un coupé C, pas S », et je lui rends ses clés. « Mais, mais madame, c’est le C, le nouveau C ». Je passe outre le fait qu’il m’appelle madame, pas mademoiselle, ce goujat, lui arrache la clé et me précipite sur l’auto. Le bougre a raison : c’est une mini classe S coupé. En mieux dessinée. Si si. Moins allongée et plus ramassée que sa grande sœur : une cure d’amincissement qui lui réussit.

DES PAPYS A CASQUETTE…

On est à des années-lumière des coupés de papys que la marque de Stuttgart nous a fourgués pendant 20 ans sur les dérivées de sa petite berline. C’est simple : la ligne de cette auto est si cohérente que l’on pourrait (si on avait le début du moindre talent) la dessiner d’un seul et unique trait de crayon. Je regarde l’avant, je fais le tour et je m’arrête à l’arrière. Car chez Mercedes, le coffre arrière informe le quidam de ce qui l’attend sous le capot avant. Et sur le mien, est écrit C250. Ce n’est pas la puissance de l’engin, ce serait trop simple. A Stuttgart, on est un poil pervers. Aussi, la C200 s’offre 184ch et C250 en as 211. Vous suivez toujours ? Alors suivez-moi dans l’habitacle. Ca chrome et ça brille de partout.

Mercedes C 300 Cabriolet

Pour la sobriété scandinave on repassera, mais pour prouver à notre belle-mère qu’on a réussi dans la vie et que son fifils a épousé une winneuse, c’est l’auto idéale. Si en plus, la belle doche a peur des nouvelles technos, elle ne va pas traîner à bord. Des boutons, il y en a partout. Et au milieu, traine un grand écran fixé à la super glue sur la planche de bord, comme si le designer s’était aperçu, à la dernière minute, qu’il avait oublié de l’intégrer. Les ingénieurs ont également oublié de le rendre tactile, l’engin. Résultat, il faut en passer par une molette centrale, et un « pad », puisqu’il paraît que ça s’appelle comme-ça. C’est une espèce de petite souris où l’on peut tracer des lettres qui s’inscrivent sur l’écran. Un truc à faire fuir les belles-mères et à énerver leurs brus. Car moi-même, pourtant geekette forcenée, je m’y suis reprise à plusieurs fois pour trouver la destination de ma boutique préférée, histoire d’oublier mes émotions dans les chiffons.

NEUF !

Si le système de navigation est un poil coton, le levier de la boite de vitesse, fort automatique est d’un usage enfantin. On abaisse une petite manette près du volant et la bobinette cherra, et la bombinette s’élança. C’est tellement simple d’usage qu’on se demande pourquoi toutes les marques de la planète n’utilisent pas ce système. En plus, cette boite-là, est toute neuve et dispose de pas moins neuf vitesses. J’entends déjà le chœur des pleureuses ricaneuses se gausser : «Heureusement qu’elle est automatique cette boite, car avec 9 vitesses, elle serait perdue la Charlotte ». A ces cuistres, je réponds que je manie les palettes au volant de ce coupé comme personne et qu’ensuite, on n’est pas à bord d’une auto de course, mais d’un vaisseau de croisière qui glisse en silence sur l’asphalte feutré.

Car il faut se méfier de la ligne racée de ce coupé C : c’est surtout une auto confortable et rapide. Les rapports de boite s’enchaînent : pas besoin de forcer pour rouler à des allures de TGV. D’autant que la suspension pilotée agit comme un coussin d’air entre moi et la route. Du coup, je me surprends à me détendre. Évidemment, en embarquant à l’arrière des passagers plus grands que mes enfants, ils ne risquent pas d’en faire autant. Au-delà de 12 ans et d’1m40, point de salut, à moins de voyager recroquevillé. Tant pis pour les ados, ils enquiquineront leur père pendant que je profite de ma voiture ouatée. Zut, voilà que j’apprécie les autos confortables, qui se conduisent du bout des doigts. Attention, je ne suis pas vieille pour autant. Sauf si le chef tient vraiment à rallonger ma prime d’ancienneté.

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