Il court d’un studio à l’autre, d’une scène à une autre. Marco Prince, 52 ans, leader, chanteur et compositeur du groupe FFF, ancien juré de la Nouvelle Star et compositeur de musiques de films et de séries télévisées (la musique lancinante et terrifiante de Mafiosa, c’est lui) a des fourmis dans les jambes et des notes pleins la tête. Mais avant de rentrer en studio dès le mois d’avril pour enregistrer le nouvel album de son groupe, il s’arrête quelques instants pour évoquer son autre passion : l’automobile.

Marco Prince

Son premier souvenir d’une voiture, c’est un souvenir de tendresse. « Mon père avait une Dauphine. Avec ma frangine, on faisait toujours semblant de s’endormir cinq minutes avant l’arrivée. Comme ça, nos parents, en s’arrêtant, nous prenaient dans leurs bras pour nous faire des câlins. » Puis, l’âge venant, Marco Prince a voulu s’envoler du nid. « Mais on était en banlieue. Impossible de s’échapper sans voiture. J’avais tellement hâte que je crois que j’ai eu mon permis à 18 ans et 3 heures. Le problème, c’est que j’ai hérité de la voiture de ma mère : une Renault 14. Pas facile de séduire avec une poire« .

Marco Prince

Mais le succès de FFF est arrivé, et avec lui, une voiture bien à lui. « Un cabriolet 504 V6. Avec une conso de Lambo, mais une puissance de Peugeot. Très belle quand même« .

Peugeot 504 cabriolet

Beaucoup d’autres ont suivi. Comme cette Jaguar XJS bleu nuit « avec un intérieur crème ». Sauf que, si elle est toujours aussi rutilante, il lui manque un moteur, le sien a rendu l’âme. Mais il rêve encore à d’autres voitures, « la Tesla par exemple. C’est vraiment l’auto telle qu’on imaginait la voiture du futur il y a 20 ans. Le truc qui marque son époque ».

Marco Prince

Evidemment, il a le goût des intemporelles « des Porsche 911« . Côté course, il n’est que spectateur, « aux 24h du Mans, quand tu es près de la grille, au départ, avec la terre qui vibre quand les autos démarrent« .

Marco Prince

Ou en WRC, qu’il a pu apprécier ce week-end, en Suède, en tant qu’ambassadeur Hyundai. Avec un moment fort : une spéciale en tant que co-pilote de Hayden Paddon, deuxième au général, à bord de l’I20 de course. « Un truc incroyable. Ce type ne roule pas : il vole ». La course auto dont il regrette souvent l’absence de noirs, hormis Lewis Hamilton. « Le sport auto est un truc d’homme, et d’homme blanc de surcroit. Ni en Europe, ni aux US en Nascar on ne trouve de noirs au volant. Alors que même au rodéo, un vrai truc de rednecks, on trouve aujourd’hui des cowboys blacks « .

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