Il paraît qu’à cause de lui, on s’ennuie en regardant la F1. « C’est encore la voiture grise qui va gagner », lancent les spectateurs et même les pilotes, hagards. Mais Lewis Hamilton, fraîchement sextuple champion du monde de F1, n’usurpe pas ses victoires et se souvient d’où il vient.

Hamilton : une adresse et une motricité exceptionnelle

Il se revoit, sur un vieux kart retapé par les mains de son père. Il a huit ans. Dans sa chambre, le soir, il rêve de devenir un jour pilote de F1 en fixant le poster d’Ayrton Senna, son idole, scotché sur le mur de sa chambre. Il sait que ses parents ne roulent pas sur l’or et que sa peau est noire. La douceur des Iles Grenadines (Antilles) coulent dans ses veines. Oui, Lewis Hamilton est né en Angleterre le 7 Janvier 1985, mais il sait déjà qu’il lui faudra affronter le racisme. Des insultes racistes qui, plus tard, ont construit sa détermination et sa force de caractère. Il sait, et son père aussi, qu’il est dotée d’une motricité exceptionnelle et d’une adresse qui ne l’est pas moins. Alors, il travaille, s’applique, choisit sciemment un petit casque jaune pour se détacher des autres concurrents sur la piste. Et gagne haut la main les championnats de karting. Bien sûr, le destin a donné son coup de pouce quand il raconte à Ron Dennis, le patron de Formule 1 McLaren, lors d’un gala, qu’il veut être pilote de F1 et que ce dernier l’écoute avec attention.

Hamilton : le plus jeune champion du monde de F1

Mais la chance est une compétence. Et Ron Dennis décide de miser sur ce jeune homme de 12 ans à la détermination d’un grand. S’ensuit ce que nous connaissons tous : Lewis Hamilton devient le plus jeune champion du monde de Formule 1 en 2008.

Egaler Michael Schumacher

Aujourd’hui, à 34 ans, il a rendez-vous au GP d’Australie pour tenter d’égaler le record de titres mondiaux d’une autre légende, allemande cette fois : Michael Schumacher.