En décembre 2013, je découvrais la seule station au monde distribuant de l’hydrogène. Avant-gardiste, c’était la Hyundai ix35 qui avait posé ses quatre roues sur le site privé d’Air Liquide à Sassenage (près de Grenoble). Pour rappel, les voitures à hydrogène ont ceci d’incroyable qu’elles ne rejettent que de la vapeur d’eau.

Record : 2.383 km en 24 heures à bord de la Hyundai ix35 Fuel Cell

Considéré comme le carburant du futur puisqu’il ne rejette ni CO2 ni autres particules polluantes, il restait à prouver l’endurance du véhicule électrique hydrogène (ou à pile à combustible). C’est chose faite grâce au tout récent exploit de deux éco-pionniers : Hartvig et Bornstein, entièrement filmé par des caméras GoPro lorsqu’ils ont parcouru 2 383 km en 24h à bord de la Hyundai ix35 Fuel Cell.

Hydrogène

Pour réaliser ce tour du cadran sur les routes allemandes, les deux Norvégiens ont parcouru plus de 300 km entre la station d’hydrogène de Vatenfall à Hambourg et une station d’hydrogène Shell à Berlin, autant de fois que possible sur une plage horaire de 24 heures. Le ravitaillement de la voiture, s’effectuant dans un délai très court de trois minutes, a permis aux conducteurs de maximiser la distance parcourue.

Un exploit pour montrer l’efficacité d’une voiture à hydrogène au quotidien

Pour démontrer la pertinence de l’ix35 Fuel Cell lors d’un usage quotidien, l’itinéraire des deux pilotes mêlait évidemment conduite en ville et conduite sur routes à grande vitesse. « Nous voulions constater les performances obtenues aujourd’hui grâce à la combinaison d’un véhicule électrique à pile à combustible de pointe et d’une station de ravitaillement en hydrogène. Le résultat est spectaculaire » a déclaré l’équipe après l’accomplissement de son parcours.

Cet exploit réalisé par les deux éco-pionniers est le dernier d’une série de défis épiques visant à mettre en valeur le potentiel de la technologie de la pile à combustible. Au mois de juin de l’année dernière, le duo avait choisi ix35 Fuel Cell pour parcourir la distance record de 700 kilomètres avec un seul plein d’hydrogène. Ils ont également conduit d’Oslo à Monaco, en se ravitaillant uniquement dans les stations d’hydrogène déjà installées le long du parcours de 2260 kilomètres.

1 COMMENT

  1. Hyundai voulait en construire un millier, destinés à être loués un peu partout sur la planète. Un an après les premières livraisons en Californie, le Tucson à hydrogène peine énormément à séduire. Et pas seulement chez nos voisins du Sud.

    Le constructeur sud-coréen a beau vanter l’autonomie relativement incomparable de ce véhicule électrique alimenté à l’hydrogène, cela ne suffit pas à remplir le carnet de commandes. En date du 1er juin, 273 exemplaires ont trouvé preneur dans le monde, deux ans et quatre mois après le début de la production en série de ce VUS.

    Autant dire qu’à ce rythme, le cap des 1000 exemplaires ne sera pas atteint à la fin de cette année.

    Certes, ce Tucson «Fuel Cell» est offert uniquement en Europe, aux États-Unis et en Corée du Sud. Et il ne peut être utilisé quotidiennement que par l’entremise d’un bail de trois ans (à 499 $ US par mois aux États-Unis, précédé d’un paiement initial de 3000 $ US). Et il s’adresse avant tout aux parcs automobiles. Tout de même.

    Pour appâter les éventuels intéressés, Hyundai offre trois ans de ravitaillement gratuit. C’est justement là que le bât blesse. L’absence de réseau de ravitaillement en hydrogène ne peut que contraindre le constructeur à faire le plein lui-même pour ses clients. Aujourd’hui encore, l’infrastructure est presque inexistante. Le site américain leftlanenews relevait encore récemment qu’il n’y avait que 12 stations à hydrogène aux États-Unis, d’après des données du département de l’Énergie.

    Difficile, dans ces conditions, de séduire le public. D’autant que la voiture à hydrogène n’a pas que des avantages (coût élevé, production d’hydrogène énergivore et polluante, stockage complexe et prix à la pompe pas avantageux).

    Aux dernières nouvelles, Hyundai avait toujours l’intention de vendre au détail son VUS à l’hydrogène d’ici l’an prochain, à un prix qui pourrait être d’environ 80 000 $.

    Le manufacturier sud-coréen a été le premier à se lancer dans la production en série, sur une chaîne de montage vouée exclusivement à cette technologie. L’investissement risque de coûter cher en cas d’échec.

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