Je n’aime pas les pétitions stériles, alors, en général, je m’abstiens. Mais ce matin, je me suis lâchée sur  www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com.

Je dis « Non » à davantage de restrictions.
Je dis « Non » à des décisions prises arbitrairement par le Gouvernement.

Pas question de me retrouver à 80km/h sur les nationales ! Ce site Internet lancé ce matin permet à chaque automobiliste d’envoyer en un clic un courriel à chacun des parlementaires de son département mais aussi au Président de la République, au Premier ministre, au Ministre de l’Intérieur qui s’était déclaré favorable à la baisse des limitations de vitesse.

Là-dessus, je ne suis pas très originale car d’après une étude du Figaro datant de Juillet 2013, à la question « Faut-il réduire les limitations de vitesse sur le réseau routier ? »,  40 834 participants  disaient oui 16% et 84% non…

Franchement, si la vitesse était vraiment le premier facteur de l’accident, il est évident que c’est sur les réseaux où l’on roule le plus vite qu’il y aurait le plus grand nombre d’accidents. Pourtant les autoroutes sont au contraire et de très loin les réseaux routiers les plus sûrs. Quand on regarde du côté de l’Angleterre qui présente un bilan beaucoup plus flatteur en termes de sécurité routière, on limite la vitesse à 97 km/h (60 miles/h) sur les nationales…

Je suis complètement d’accord avec l’Association 40 millions d’automobilistes : »La réponse à une amélioration de la sécurité routière ne se situe donc pas dans la baisse des limitations de vitesse actuelles mais bien dans le renforcement de nos infrastructures de sécurité (glissières de sécurité adaptées aux motards, marquages au sols, qualité de la route,…) le progrès constant des véhicules et la persévérance dans l’éducation ».

D’autre part, la baisse des limitations de vitesse de 10 km/h aurait un coût ENORME :  8 milliards d’euros !

Dans un courrier envoyé ce matin à Manuel Valls, l’association « 40 millions d’automobilistes » invite officiellement le Ministre à prendre place en voiture, le temps d’un trajet tous réseaux confondus, pour lui démontrer que les limitations de vitesse actuelles ne peuvent être la cause d’un accident mortel.

«Monsieur le Ministre, faisons la route ensemble ! Accordez-nous votre confiance, nous n’en mesurerons que bien mieux le chemin parcouru» conclut Pierre Chasseray…