Un an après le scandale Volkswagen, la commission parlementaire désignée à cette occasion a rendu son verdict et il est sans appel : il faut en finir avec le diesel. Pour y parvenir, les députés réunis autour de Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, préconisent notamment la fin des avantages fiscaux liés au gazole. Ce qui reviendrait, en gros, à un prix du litre équivalent à celui du sans plomb. Les parlementaires souhaitent également que l’Europe améliore les normes d’homologation, en interdisant notamment les petites astuces qui permettent aux constructeurs de jouer aux premiers de la classe. Sur ce point, Bruxelles est d’accord, et les fameux tests seront durcis dès l’an prochain, avec une évolution vers des normes de plus en plus draconiennes jusqu’en 2021, histoire de laisser le temps aux industriels de s’adapter.

Fin du diesel : une menace pour l’emploi

En revanche, la commission risque d’essuyer une énorme fronde de la part des professionnels en touchant au diesel. Et la réaction n’a pas tardé. Le syndicat Force Ouvrière de PSA dénonce, à peine le rapport connu, une « menace sur l’emploi ». La section Peugeot-Citroën de la fédération explique que 18 000 emplois du groupe dépendent des moteurs mazout. Cette hostilité n’est qu’un avant-goût de ce qui attend la commission, puisqu’elle prévoit d’associer les véhicules d’entreprises à sa lutte contre le diesel. On peut donc s’attendre à une levée de boucliers des transporteurs routiers. Si d’ici là, le rapport ne finit pas dans une corbeille ministérielle.

1 COMMENT

  1. Les moteurs à combustion sont des dinosaures dont l’extinction est déjà programmée.
    J’espère que la France aura le même courage que l’Allemagne en les interdisant à la vente, dès 2030, voire 2025.
    Fut une époque, les compagnies de diligences ont aussi crier au loup face à la concurrence du chemin de fer. Fallait-il rester à la diligence pour conserver des emplois ?

Comments are closed.