Essai Lexus CT 200H : juste une mise au point

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Apparemment, rien ne change. Mais techniquement, la compacte premium japonaise est transformée. La compacte premium revient dans la course, munie de sa spécificité hybride. En juin 2012, c’est à une femme, Chika Kako, que l’on a confié le rôle d’Ingénieure en Chef de la nouvelle CT. J’ai été ravie de déjeuner avec cette japonaise au caractère et à la fonction exceptionnels.

Chika Kako

« Je n’aurais jamais imaginé devenir un jour ingénieure en chef ». Chika Kako

Essai de la nouvelle Lexus CT 200H

Finalement, une auto, c’est un peu comme un ordinateur. L’un et l’autre, ont besoin de temps en temps d’une bonne mise à jour. Comme celle que vient de subir la Lexus CT 200H. Lancée en 2011, elle arrive à la mi-temps de sa carrière avec un gros besoin de se refaire une santé pour rester dans la course des compactes premium.  D’autant que ses rivales allemandes à plus forte notoriété qu’elle, les BMW Série 1, Audi A3 et autres Mercedes Classe A lui dament régulièrement le pion. Heureusement, au cours de cette remise à niveau, la japonaise du groupe Toyota n’a pas touché à ce qui fait son sel : son design affûté et sportif. Les angles tranchés de sa ligne et son intérieur qui respire la qualité n’ont pas varié.

Lexus CT200h

Essai Lexus CT200h dans les décors félinien de la Cinecitta

Pourtant, les retouches sont réelles, même si elles passent totalement inaperçues. L’aérodynamique arrière a été revue pour corriger les défauts de sa devancière qui en oubliait de coller à la route. La Lexus CT 200 H revit dans sa nouvelle mouture à la fois plus moelleuse et mieux rivée à l’asphalte. Evidemment, le nouveau dessin de son volet d’appui arrière n’est pas seul responsable de ce changement notable. Les ressorts et amortisseurs ont été modifiés, et la rigidité de la caisse s’est grandement améliorée. Résultat : la plus petite des Lexus revient dans la compétition. Mais pas dans le top de l’habitabilité. Les places à l’arrière sont toujours aussi riquiquis et déconseillés aux grands gabarits. Quant au coffre, il est à peine digne d’une citadine avec 275L. Et pour cause. Il cache les batteries de cette hybride qui mixe l’énergie électrique et thermique pour une puissance cumulée de 136 CV. Des chiffres et des moteurs bien connus, puisqu’ils sont ceux de la Prius. Et pas la peine de tenter de rouler en CT diesel. L’hybride est désormais la seule version disponible. Mais elle est loin de démériter : avec moins de 6l, elle fait tout aussi bien que les concurrentes au mazout. Mais pour parvenir à cet appétit d’oiseau, qui sauve la planète et les petits oiseaux, la belle compacte premium en passe par une boite CVT un rien tue l’amour. En pleine accélération, cette boite automatique donne l’impression de geindre comme si son conducteur malmenait la mécanique. Une simple impression, puisque les temps d’accélération de l’engin sont du même niveau que celles de ses rivales. Si on lui pardonne ce désagrément, en lui ajoutant sa consommation minimaliste, sa tenue de route enfin rectifiée et sa ligne autrement plus attractive que certaines germaniques, l’on obtient toutes les raisons de signer le bon de commande. D’autant que les 3 300 euros de bonus que lui permettent sa motorisation écolo la place à un tarif plutôt avantageux.

J’ai aimé : les sièges très confortables et le design de la planche de bord

En chiffres

Lexus CT 200H

29 790 euros € (- 3 300 euros de bonus)

Moteur : puissance totale 136 ch

–       essence 4 cylindres en ligne 99 ch

–       électrique 82 ch

142 Nm à 2 800 tr/mn (moteur thermique)

Vitesse maxi : 180 km/h

0 à 100 km/h : 10,3 s

Cycle mixte : 3,8l/100 km

CO2 : 82 g/km (bonus : 3 300 euros)

Poids : 1 370 kg

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