Tout le monde s’est mis aux voitures électriques au salon de Francfort 2015. Le temps où Renault-Nissan et Toyota étaient les rois de l’hybride ou de l’électrique est révolu. Le salon qui ouvre ses portes au public demain a vu la plupart des constructeurs basculer dans le watt. Pour booster leurs performances (Bugatti, Porsche) ou pour devenir plus sobres encore (Audi, VW, Renault, Toyota). J’ai pisté les pépites électriques les plus marquantes de ce salon de Francfort 2015.

La nouvelle Toyota Prius plus performante, paraît-il

A tout seigneur tout honneur, celle qui a inauguré le genre en 1997 revient dans une nouvelle mouture. La ligne de la Prius 2015 ? Disons qu’elle se remarque, et que, sans être canon canon, elle a au moins le mérite de faire comprendre à votre voisin que vous pensez à sauvegarder la planète, tellement son dessin est différent de toute la production automobile salissante.

Habitacle Toyota Prius 2015

Si on ne connaît pas encore les ingrédients qui vont composer l’héritière de la pionnière, on nous promet en tous cas qu’elle sera plus sobre, plus grande et plus performante. En même temps, on imagine pas le staff de Toyota annoncer que sa nouvelle auto est moins bien que l’ancienne.

Bugatti Vision Gran Turismo : on peut avoir la même en jolie ?

Pas sûr qu’Ettore Bugatti apprécie le dessin de la dernière auto qui porte son nom s’il était encore de ce monde. Mais le groupe VW qui s’est offert la marque n’a de comptes à rendre à aucun héritier. Et visiblement le but affiché par ce proto, qui préfigure la remplaçante de la Veyron, c’est d’en mettre plein la vue.

Salon de Francfort 2015

On en a d’ailleurs les mirettes dévastées une auto qui se remarque. Et le concept car de celle qui va bientôt remplacer la Veyron (et devrait s’appeler Chiron) est destiné à en coller plein les mirettes de ceux qui vont la regarder passer. Et tant pis pour la sobriété. Des appuis aérodynamiques, des spoilers, des ailerons, elle en a partout. Officiellement, c’est pour faire passer la cavalerie. Plutôt nombreuse. Des chevaux, elle en a 1650, obtenus grâce à 16 cylindres, 4 turbos et un second moteur, électrique celui-la. A quoi sert toute cette puissance. Officiellement toujours, à atteindre 450 km/h. Soit plus qu’une F1. Un peu vain pour une auto de série. Pour l’instant, aucun prix n’est annoncé, mais il ne devrait certainement pas être inférieur au précédent modèle, facturé 2 millions d’euros. Les fauchés pourront toujours prendre le volant, ou plutôt les manettes de l’engin, puisqu’il figure dans le futur jeu Gran Turismo 6.

Porsche Vision E : un chef d’œuvre et puis c’est tout

En quittant le stand Bugatti, mieux vaut se laver le regard et retrouver le beau. Il n’est pas loin, sur le stand Porsche. Là, sur son podium tournicote le chef d’œuvre de Francfort. La plus belle auto du salon : un prototype tout électrique. Il s’appelle Vision E et annonce peut-être la future Panamera.

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Son dessin, ultra moderne est aussi parfaitement en phase avec les codes de la maison Porsche. Pas besoin de chercher un logo, ou un blason, il suffit de la regarder pour savoir quels sont ses parents : Ferry Porsche et sa 911 de 1964. Au delà de son dessin, cette auto est aussi un rêve, peut être pas encore une réalité, de ce que les ingénieurs aimeraient concevoir en matière de voiture électrique. Car, sur le papier, elle dispose de 600 ch, d’une autonomie de 500 km et se recharge en 15mn. Histoire de montrer à l’Américain Tesla de quel bois se chauffe la vieille Europe. Évidemment, du proto à la série, on risque d’attendre un bout de temps. Et même si cette Vision E était disponible de suite, les tarifs pratiqués par la maison Porsche la rendrait intouchables pour nombre d’aficionados. La Panamera hybride actuelle s’affiche à quelques 110 000 euros. Tout de même.

Renault Mégane : un pari gonflé

Quand PSA lâche l’affaire, Renault la récupère. Alors que Peugeot et Citroën abandonnent l’hybride diesel, le losange s’en empare. La nouvelle Mégane, dévoilée à Francfort recevra un tel moteur dès 2017. Un bloc censé consommer moins de 3L/100 kms. En attendant, la nouvelle compacte, dispo dès le début de l’année prochaine s’affiche avec des ingrédients plutôt premium : quatre roues directrices et des grigris électroniques haut de gamme. Un pari risqué pour Renault qui tente d’aligner sa Mégane face à la Golf et à la Peugeot 308. Un pari déjà tenté avec le nouvel Espace sur un autre segment et qui, pour le moment, est en train d’être gagné.

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