Crédit, essence, entretien, assurance, stationnement… Une voiture coûte drôlement chère à son propriétaire. En plus de ces frais, prendre sa voiture peut également faire perdre du temps : embouteillages, recherche d’une place de parking et bien d’autres désagrément se rajoutent à nos vies d’automobilistes. Difficile dans ces conditions d’imaginer qu’un jour notre auto pourrait nous rapporter de l’argent tout en nous faisant gagner du temps. Pourtant, ce rêve pourrait bien devenir réalité dans quelques mois.
Voici une nouvelle qui devrait ravir bon nombres d’automobilistes franciliens. La société du Grand Paris – société en charge de l’aménagement et de la création de 4 nouvelles lignes de métro en banlieue parisienne – souhaiterait réduire le trafic automobile aux heures de pointe. Pour dissuader les automobilistes d’utiliser leurs véhicules aux heures de grands trafic, la société pourrait créer un système de récompense. Tout automobiliste ayant laissé sa voiture au garage et/ou qui aura changé ses habitudes pour éviter certaines zones ( chantier etc..), marquera des points. Des points qui se transformeront par la suite en cadeaux ou en argent. L’objectif clairement affiché par la société : réduire les embouteillages en Ile-de-France mais aussi d’améliorer la qualité de l’air qui reste un problème majeur à Paris.
Le concept sera expérimenté à partir du mois d’avril dans le quartier du Trapèze, à Boulogne-Billancourt par la société française Egis. Cette dernière va recruter les participants via les entreprises du secteur. Leur auto sera ensuite équipée d’un boîtier, qui en les géolocalisant, permettra de vérifier qu’ils ne circulent pas aux heures de pointe. Chaque trajet évité permettra de récolter deux euros.
Pour y arriver, les automobilistes devront décaler leurs horaires, opter pour le télétravail ou encore le covoiturage. Mais cela suppose que les entreprises jouent le jeu en permettant à leurs salariés de travailler différemment…
Un dispositif déjà mis en place au Pays-Bas
Cette idée est née en 2010, au Pays-Bas, dans la ville de Rotterdam. Près de 12 000 conducteurs ont participé à l’expérience. Bien que temporaire, l’expérience fut un véritable succès. Héline Mikielski , en charge des nouvelles mobilités pour la société Egis, déclara dans le journal Le Figaro que « 85 % des automobilistes néerlandais qui ont utilisé ce système ont conservé les bonnes habitudes qu’ils avaient prises » et ce, malgré la fin de la rémunération. Un système qui à donc fait ses preuves il y a déjà quelques temps aux Pays-Bas, et qui à permit de faire diminuer – un peu – les temps de trajets.
Crédit photo Une : Alain Leclerc / EGIS
Texte : Yanis Darras



