ESSAI by ENNA – Arrivée gare de Lyon à 6h30. Je me poste devant le TGV voiture 2. Nous avons rendez-vous pour essayer la Seat Cupra 280 CH sur le circuit Paul Ricard (Le Castellet).

En face de moi cinq hommes, j’en déduis que ce sont les journalistes invités à l’événement. L’attaché de presse de Seat se dirige vers moi :

« Bienvenue cela fait plaisir d’accueillir une femme dans la presse-auto ». Je le remercie d’un grand sourire et pars m’asseoir à ma place.

Je suis à côté d’un journaliste de Radio France. J’aperçois sa carte de presse posée sur la table. En face de moi un homme est plongé dans l’écriture de son article. Jeune et blond, polo Ralph Lauren, il ressemble plutôt  à un étudiant. J’apprendrai plus tard qu’il est un des fondateurs du « Garage des blogs ».

Le responsable du parc presse du groupe wolkswagen nous accueille pour un brief sur la journée et la voiture. Seule femme, j’ai l’impression qu’il ne s’adresse qu’à moi « En plus d’être sportive elle est aussi familiale ». Est-ce possible ? Une voiture familiale, sportive, qui plaît aux hommes et aux femmes !

Les neuf voitures sont alignées en épis : nous sommes deux journalistes par voiture. Je choisis une Cupra gris clair boîte manuelle. Il y avait bien la rouge en 265 CH qui me plaisait, mais je ne me voyais pas débuter mon périple de deux heures avec une boîte DSG et des suspensions pilotées.

Seule devant ma voiture, tous les autres ont déjà choisis leur binôme. Un retardataire s’approche de moi, il s’appelle Philippe Vanholle et travaille pour la presse belge. Je lui propose de prendre le volant pendant que je m’apprête à déchiffrer le road book posé sur l’accoudoir. Tout est prévu pour que le voyage se passe le mieux possible : bouteilles d’eau, destinations dans le GPS préenregistrées, carte de de sortie de parking etc…

L’attaché de presse nous donne rendez-vous dans 2H à Moustiers Sainte-Marie petit village typique et pittoresque niché au pied des gorges du Verdon.

Les neuf voitures démarrent et roulent à la queuleuleu, les  moteurs vombrissent, les journalistes se transforment en pilote… Très rapidement nous abordons les routes sinueuses des gorges. Le soleil est déjà bien haut dans le ciel, j’observe mon coéquipier qui semble avoir  l’habitude de piloter. Le tableau de  bord indique 172 kmH… je le préviens que nous ne sommes pas encore sur un circuit et qu’il y a la police en France… il me dit de ne pas m’inquiéter. Petite ligne droite bordée d’oliviers, j’aperçois les flèches bleues qui indiquent un virage dangereux juste au bout de la route, il accélère, coup de volant à gauche, je ferme les yeux, mais il dépasse tellement facilement cette MITO sur quelques mètres que déjà, je me sens rassurée.

Pendant deux heures durant nous allons ainsi arpenter des routes étroites avant d’arriver à notre lieu de rendez-vous. A peine arrivés je reçois un coup de fil de l’attaché de presse, inquiet de notre retard. Je le rassure en lui confirmant que nous avons fait bon voyage. En vérité, le GPS n’est pas très précis, et à plusieurs reprises, nous nous sommes trompés de route.

Seat a déployé les moyens pour que les journalistes soient accueillis le mieux possible : du personnel nous attend pour garer la voiture et nous conduire à notre restaurant qui se situe en plein milieu de ce village aux mille fleurs, au pied d’une cascade. Douceur et quiétude, j’ai envie de m’asseoir au soleil et d’admirer cette montagne qui surplombe le village, ce dédale de rues colorées, ces touristes déjà attablés aux terrasses, et ces petits commerçants de souvenirs qui nous invitent à entrer…

Je fais rapidement connaissance avec le reste du groupe. Je suis attablée à côté d’Arnaud Taquet, photographe officiel de McLaren. Ils ne sont que trois dans le monde dont lui. A seulement 21 ans il a réussi à se faire une place dans ce monde fermé de la photographie et de la voiture. Très prisé dans ce milieu, il reste cependant très modeste.

Nous reprenons la route à 14h30 et nous voici partis pour une nouvelle boucle de deux heures. Nous avons rendez-vous au circuit Paul Ricard.

Mon essai de la Seat Cupra

Pour une sportive l’assise est confortable

Cette fois je prends le volant. Pour une sportive l’assise est confortable, le volant revêtu de cuir partiellement perforé permet une prise en main de conduite précise. Du point de vue esthétique je suis un peu déçue du tableau de bord, j’imaginais une finition plus soignée mais le rendu « plastique »  est atténué par une sensation très agréable au toucher.

Je démarre et au bout de quelques kilomètres Philippe me conseille sur la position des mains « Il ne faut pas tirer le volant mais le pousser, c’est encore plus vrai si on conduit en circuit ». J’applique ces conseils judicieux et très rapidement je me sens à l’aise et en sécurité. La voiture est dotée de deux roues motrices, de jantes 19 pouces. Les roues sont agrémentées d’un étrier de frein rouge qui esthétiquement parlant, me plaît beaucoup.

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Le tableau de bord très sobre affiche un 300 km/h

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Le ronronnement du moteur turbo est amplifié par l’activateur de son qui se trouve caché sous le capot au niveau du pare-brise.

Nous terminons notre deuxième boucle et sommes accueillis sur le driving cars du circuit Paul Ricard. La piste de 1.6 km de long et 8.5 mètres de large bénéficie des mêmes avantages que le grand circuit.

Très vite nous embrayons sur le circuit. Nous partons chacun notre tour sur le circuit pour une série de 5 tours. Mon coéquipier prend le volant et tout de suite accélère très fortement, puis freine brutalement au premier virage, braque à droite, et appuie sur l’accélarateur. Je sens les premières nausées et les frayeurs se dessiner. J’ai tellement peur que la voiture fasse des tonneaux.

Très vite le deuxième virage arrive, les pneus crissent si fort, j’ai l’impression que philippe est habité par un démon. Ses mains crispées sur le volant, il encourage la voiture, freine, accélère, ma tête tourne. Troisième tour, j’ai envie que tout termine, mais non il continue à balancer le bolide dans tous les sens. Quatrième tour, la voiture est aussi folle que son pilote, elle continue sa course aussi vite qu’elle le peut, les tournants m’empêchent de penser, j’ai juste envie que tout s’arrête. Cinquième tour, enfin la fin. J’ai mal au coeur, les voitures se rangent et quatre mécaniciens vérifient immédiatement l’état de la voiture.

Au bout de quelques minutes, nous sommes invités à débuter la deuxième série de cinq tours. C’est à mon tour, ce n’est pas le moment de fléchir. Je me sens déjà épuisée par la journée. Je démarre brusquement. Et quel plaisir! Même si la boîte de vitesse me semble quelque fois peu précises, le maintien de la voiture est surprenant. Le nouveau différentiel autobloqant améliore de manière significative la traction et le maniement de la Cupra. Le système utilise un ensemble de multi-disques qui est déclenché hydroliquement et contrôlé électroniquement. Trois modes sont disponibles sur ce différentiel:  confort, sport ou cupra

Une motorisation high tech

A chaque accélération, le moteur 2.0 TSI réagit avec énergie. La motisation high tech permet des montées en régime très rapides, surtout pour les voitures dotées d’une boîte DSG. Le 0 à 100 km/h est atteint en 5.8 secondes (et 5.7 secondes pour une boîte DSG). Le couple maximal de 350 nm disponible entre 1750 et 5600 tours/minute garantit de la puissance quelque soit la situation.

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Je n’hésite plus à bloquer mon pied au sol, à braquer dans les virages et à freiner brusquement. J’ai réussi à dompter la bête.

Je termine mon cinquième tour avec regret. J’ai envie de continuer. L’attaché de presse nous propose une séance photo avant de terminer par la conférence de presse.

Je peux enfin examiner à ma guise l’intérieur de la voiture.

L’espace conducteur est convivial, les LED dans les contreportes soulignent le design intérieur tout en offrant une atmosphère haut de gamme.041

Le coffre est spacieux, et l’arrière de la voiture permet d’accueillir deux personnes, voir une troisième sur la place du milieu.

Les larges prises d’air et les grilles en nid d’abeille donnent à ce modèle un tempérament sportif. L’arrière est tout aussi imposant. Les  deux sorties d’échappement ovales renforcent l’aspect athlétique du véhicule.

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 L’heure tourne il est près de 19h45. Nous sommes tous exténués après cette journée qui a débuté le matin à 4h30. Nous rejoignons l’hôtel du castellet situé à proximité du circuit.

SEAT a réussi à me convaincre que la Cupra est la voiture qui incarne parfaitement les valeurs de la marque: dynamise, technologie et design sont associés pour une grande efficience et polyvalence.

La Cupra est disponible en 3 ou 5 porte. Son prix varie de 31995€ pour la 265 CH en boîte manuelle à 34965€ pour la 280 CHen boîte DSG. Le toit ouvrant, le siège sport sont en option. Le malus écologique est de 1600€.

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