J’ai été pilote professionnelle… une journée !

Audi m’a invitée à participer aux « Audi Endurance Experience« , une course automobile de 3 heures sur le circuit de Nogaro, réservée aux clients Audi.

Au début, j’ai eu peur de rouler 3 heures d’affilées toute seule. Comme je débute en matière de pilotage sur circuit, 30 minutes me suffisent actuellement amplement !

Audi Endurance Experience

Heureusement, on m’a présenté 4 coéquipiers gentlemen époustouflants : Guillaume (l’élément fort niveau pilotage de notre team -www.webandluxe.com), Ludo (la touche humour de notre team – www.masculin.com), Sébastien (la touche « ne craigniez rien, j’assure quoi qu’il en soit » de notre équipe – www.gentside.com) et Georges (la touche zen de notre sacrée équipe – www.lemalesaint.fr). Certains détails comme nos fous rires au resto,  la veille de la compétition, sont off. Mais cela fait partie de la vie d’une team. Etre soudés est vraiment très important pour affronter la pression d’une course auto !

Mon équipe e-RP : #TeamLifestyle
Nos concurrents : les clients Audi et dans les e-RP, #TeamAuto, #TeamWeb et #TeamMarketing

Audi Endurance Experience

C’est en tenue de combat et prêts à en découdre que nous nous sommes pointés à 7h aux essais du matin. Notre coach, le pilote Frédéric Rouvier, nous a embarqué chacun notre tour, d’abord en prenant lui-même le volant de l’Audi A1 préparée de 185 ch puis en nous le donnant. Honnêtement, je n’en menais pas large. Le circuit de Nogaro est très technique, c’était la première fois que je roulais avec 24 autres voitures autour de moi et j’avais un problème de volant : impossible de le régler pour que je me sente à l’aise. Or mon précédent coach Laurent Laslo m’avait bien expliqué « qu’on ne coupe pas des tomates les bras tendus« …

Mon premier tour de piste n’a pas été foudroyant niveau chrono : 2″10… Sachant que les cracks tournaient en 2.01 et Guillaume, le pilote de notre équipe, en 2.03… Mais il faut dire que j’ai avant tout chercher à ressentir ma petite Audi de course, à enregistrer les virages et à chercher ma position au volant avant de me prendre pour Fangio.

Audi Endurance Experience

14h30, l’heure de la course est venu très vite. Nous avions déjà tous changé un peu de tête. Après avoir terminé vers le bas du tableau le matin pendant les essais, nous avions envie de faire beaucoup mieux et de prouver qu’on savait (un peu) conduire ! Le problème quand on s’improvise pilote pro, c’est qu’il faut gérer mille choses comme le changement de pilote par exemple. Cela peut paraître évident, mais lorsqu’il faut d’abord que le partenaire s’extraie du cockpit, se faufiler à notre tour dans l’habitacle étroit, positionner le siège, brancher l’oreillette, etc… puis surtout pas dépasser 45km/h avant d’avoir franchi le feu vert sous peine d’amendes (pas sur le vrai permis de conduire, heureusement !), ça en fait des choses à engranger ! Il faut aussi penser à mettre la boîte auto sur « P » et à éteindre le moteur. Dernière chose, en prenant la direction des stands (que j’ai eu du mal  à trouver à chaque fois), il faut visualiser là où la pancarte de votre équipe vous attend. C’est plein de petits détails, et ce n’est pas si évident la première fois…

audi endurance experience8

Je parle même en pilotant (pas bien)

15h30. J’ai mis charlotte, oreillette, casque et gants. Après Guillaume et Sébastien qui ont bien assuré, c’est à mon tour de m’élancer. J’ai le compteur à zéro, mais faut que j’y aille ! Les deux premiers se passent bien et mon chrono est descendu à 2″08 puis 2″06. Seul problème : les autres ! Avoir une voiture juste devant les pare-chocs, c’est assez déstabilisant ! Difficile de suivre sa trajectoire et de prendre de la  vitesse puisqu’il faut freiner pour ne pas percuter… Un peu perdue, j’ai passé mon temps à parler à mon coach via mon oreillette. Résultat, au 2ème relais, j’avais beau parler, personne ne me répondait : Fred avait retiré mon micro ! « De toute ma carrière, je n’ai jamais entendu quelqu’un parler autant pendant une course! » s’est exclamé mon coach désemparé.

J’ai réussi à doubler deux fois !

Ma grande fierté : avoir réussi à doubler ! C’est un moment jouissif. En revanche, j’ai moins bien vécu le fait de me faire doubler (quoi, je ne vais pas assez vite ? Mais comment ça se fait ???)

Au final, nous avons fini comme nous avions commencé la journée : en bas du tableau (18/25)

Moralité : ma grand-mère avait raison, il faut forger pour devenir forgeron…

En rouge, Frédéric Rouvier, mon coach (oui, celui qui m'a enlevé mon micro !)
En rouge, Frédéric Rouvier, mon coach (oui, celui qui m’a enlevé mon micro !)

 

Mon team manager : Frederic Rouvier

Il a vécu 15 ans de course et continue à vivre de sa passion. Son parcours en résumé :

– 3 saisons de karting

– 2 podiums de championnat de France de Formule Renault

– Le plus jeune pilote engagé aux 24h de Daytona

– Vice champion de France Caterham

– 2 poles positions aux Le Mans Series

– 2 saisons de rallye avec 2 victoires de groupes

– 1 victoire en championnat de France d’endurance moto

Le modèle Audi A1 que j’ai conduit :
Il peut être acheté chez un partenaire, il est de série. Ceci à l’exception des éléments de sécurité obligatoires conformes aux règles techniques des circuits (arceau, baquet, extincteur), avec un moteur 1.4 TFSI 185 ch de série avec turbo compresseur, injection directe, boîte S tronic à 7 rapports. Pour gagner en endurance, ces Audi A1 ont subi également un ajout de « boa » (gaine aération) afin de refroidir les étriers de freins et les disques avant. Les plaquettes de frein avant sont également des modèles plus endurants (Ferodo type FCP 1641H).  Finalement, elles ont été optimisées au niveau poids : démontage des moquettes et des sièges arrière…