Personne n’aime les ruptures. Encore moins quand elles n’ont guère de raison d’être. Cela vaut pour les histoires de coeur comme pour les voitures. En 1995, après 40 ans d’existence, l’Alpine Renault disparaissait dans l’indifférence la plus totale. 21 ans après, la voilà qui réapparaît. Miracle. Moi, ça me plaît bien ce petit coup de phare dans la grisaille. D’autant plus que Bernard Darniche – avec qui j’ai eu la chance de travailler à la radio – l’a longtemps pilotée.

Alpine Renault

Ce retour de la berlinette est une fête, vous ne trouvez pas ? Un mythe va débouler à nouveau sur nos routes : Renault a injecté 600 millions pour faire revivre son label sportif. Je pourrai même vous faire partager le concept de sa future Alpine Renault lors des prochaines 24 Heures du Mans (13 et 14 juin prochains).

Ce qui est magique : la fabrication de la nouvelle Alpine Renault aura lieu dans l’usine de Dieppe, là où elle avait été assemblée la première fois, il y a maintenant soixante ans.

Alpine
(Pierre Lablatinière/L’Equipe)

Alpine, championne du monde des rallyes dans les années 70

Le petit coupé sportif Alpine (A110) avait suscité beaucoup d’émotions en 1973 en remportant le championnat du monde des rallyes. Puis les 24 Heures du Mans en 1978, avec Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud. La petite marque voulait alors croquer les plus grandes comme Porsche ou Ferrari. Mais l’agonie commença avec l’A310 jusqu’à l’arrêt total de la production cette maudite année 1995.

Ce qui est encore magique : la nouvelle Alpine qui sera commercialisée en 2016 sera une auto assez ramassée et légère développant 200 ou 250 chevaux. Elle sera entièrement dédié au plaisir du pilotage. Il ne s’agit donc pas d’une pâle copie.

Alpine-A110-

Mais le constructeur au losange a déjà prévu un autre modèle de la gamme Alpine : un SUV… vous savez, ce virus SUV dont je vous ai déjà parlé et qui s’attaque à tous les modèles. Une façon de se mettre dans les roues de Porsche avec son Macan.

Alpine pour redorer le blason de Renault

Autre tour de magie espéré de l’Alpine : faire oublier les radars et redonner goût au pilotage, le vrai. Mais aussi se donner meilleure mine en ne restant pas encroûté dans les entrées de gamme comme les Duster ou Sandero. Son prix : de 30 à 35 000 euros environ. Pas si cher pour une voiture plaisir qui nous réconciliera à nouveau avec nos rêves les plus fous.

1 COMMENT

  1. Faire oublier les radars avec 250 cv… Pas facile. C’est déjà toute une gymnastique avec le vieux PRV de l’A310, qui n’en compte que 150. À ce petit jeu là, une Fiat Panda 100HP s’en sort mieux, et encore. Mais j’approuve linitiative, ne serait-ce que pour la volonté de respecter le patrimoine des deux marques (Renault et Alpine). Quand au chapitre SUV, ce n’est qu’un signe des temps. Les SUV me revulsent, pour moi ce sont des non-sens à quatre roues… Mais c’est le marché qui dicte. Et sans marché, la voiture n’est rien. Il est loin le temps où la fonction primait sur la forme (l’A110 en était d’ailleurs l’une des dernières représentantes). Enfin, je n’en reste pas moins amoureux de l’A310 et de son nez pointu. Je me permets ce lien vers ma vision de la bête (ou la belle, comme vous voulez) : http://thvphoto.blogspot.fr/2014/09/superfrench.html (article également paru sur Boîtier Rouge).

    En tous cas, un blog très sympa, une écriture personnelle très agréable à lire, bon boulot ! Je range dans mes favoris.

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