A chaque fois que je vais à Genève, je me dis que je suis dans un autre monde. Dans un pays où l’argent doit pousser sur les arbres. C’est vrai, quand on se rend au salon de Genève, on pense qu’à part des grosses autos très chères, on n’aura pas grand chose à se mettre sous le blog.
Évidemment, cette année est celle de la Bugatti Chiron, la deuxième de la lignée depuis que Volkswagen a repris la vieille marque de Molsheim. Du point de vue de sa ligne, elle ne va pas révolutionner le genre, mais son moteur se situe dans des confins stratosphériques, tout comme son prix : 2,4 millions d’euros pour 1500 ch.

Un peu plus loin, toujours au rayon inaccessible, on trouve la Lamborghini Centenario. Si elle s’appelle comme ça, c’est pour célébrer le centenaire de la marque de Sant’Agata de Bolognese, pas pour livrer son nombre de chevaux. Elle en compte 770, ce qui paraît largement suffisant. Une dernière supercar pour la route ? Elle est là, sur son stand et c’est sûrement la plus belle, même si son constructeur n’est pas le plus en forme du moment. Elle s’appelle DB11 et c’est la dernière Aston Martin en date.

Mais Genève n’est pas seulement la capitale décomplexée de l’argent sans frontières, c’est aussi, durant quinze jours, le temps du salon, la capitale européenne des autos. De toutes les autos. Surtout des SUV cette année. Il y en pour tous. Des camionnettes luxueuses comme la Maserati Levante (devant laquelle toute comparaison avec le Porsche Cayenne n’est pas fortuite). Car c’est bien le gros allemand qui est ciblé. Ce lourd crossover tente d’adapter le style fin et fluide des autos de Modène au style toujours un peu balourd des simili-4×4. Heureusement, sa mécanique est celle de la Ghibli.
On peut vouloir s’offrir un SUV moins luxueux. Moins cher, quoique pas donné puisqu’il s’agit d’une Audi, le nouveau Q2 est plutôt joliment dessiné, alors que la marque donne toujours dans l’ultra-sobriété. Ce tout premier mini-SUV (comme le Captur, le Juke ou le 2008, mais en plus snob) devrait cartonner comme tous les modèles de la maison.
Dans la même maison (le groupe VW) apparaît une autre nouveauté haute sur pattes : le Seat Ateca. Inutile de chercher : il utilise les mécaniques du cousin Volkswagen Tiguan, histoire de traiter les affaires en famille.
A propos de famille, chez Ford, on continue d’explorer le segment des SUV, puisqu’après le petit Ecosport et le moyen Kuga, qui s’offre une cure de jeunesse à Genève avec une calandre très américaine, voilà que débarque le grand Edge. Un crossover qui réussit un tour de force grâce à son dessin ultra homogène. Il paraît plus petit que ses concurrents Kia Sorento et Hyundai Santa Fe, alors qu’il jauge à peu près la même taille.
A Genève on trouve donc de nouveaux SUV, des SUV restylés, mais aussi des monospaces SUV, si vous suivez toujours. C’est le cas du Renault Scenic qui réussit un tour de passe passe. Il glisse de grandes roues de 20 pouces sous un monocorps dessiné comme un Captur, et hop, le tour est joué. L’ensemble est plutôt réussi mais risque de provoquer un embouteillage dans les garages Renault cette année, puisque vont y débouler tour à tour un Captur rallongé, ce Scenic et un Kadjar agrandit qui reprend le nom du défunt Koleos. Les clients vont-ils s’y retrouver ?
En tous cas, s’il certains retrouvent leurs billes, ce sont les organisateurs de ce salon de Genève qui accueille cette année, jusqu’au 13 mars prochain, pas moins de 120 nouveautés, transformant la manifestation suisse en l’un des plus grands événements automobiles européens. Vous y allez vous ?









A peine 3 mois après la COP21, ce salon n’est pas vraiment dans l’air du temps ! (sans jeu de mot)
L’air du temps, et la réduction de consommation, sont quand même au coeur des nouveautés du salon, avec de l’hybridation à tous les rayons : Kia Niro, Hyundai Ioniq, et même Scénic qui débarquera en essence + électrique à la fin de l’année.
Cela aurait été dans le bon sens si, au moins, l’hybridation avait été rechargeable pour tous les modèles. Les non rechargeables ne restent que des thermiques, dont le ratio surcout/économie d’essence n’est pas rentable.
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